Chambres d’amour

 

 Cannes    N°   44

Hôtel Cézanne  4 étoiles  Cannes 
invités par la mairie de Cannes (Benjamin Bregeaud)  sur les conseils de Jean Flores de Grasse.







   

 On nous a fait des prix…




Bizarre, dans ce palace, nous faisons un peu tâche.
Même si les chambres sont superbes,   nos acteurs vont les personnaliser avec talent.




Dans la baignoire de Catherine







Il fait carrément beau, 20°c  et chacun son tour va goûter  à la Croisette qui est à 400 mètres à peine. 






Le patron Michel Boucau se présente en tant que notre mécène … 
Il dit : j’ai 3 Hôtels et 3 filles,  belle formule. 

En fait ce n’est pas spécifiquement les Chambres d’amour qu’il mécène mais il est un des partenaires financiers du service   culturel de la ville de Cannes qui devient d’ailleurs un des grands chantiers  pilotes du ministère de la culture en matière d’EAC  (éducation artistique et culturelle ). 

2 séances prévues : 19 H et 21 H 


Beaucoup d’inscrits à la première,  moins à la seconde. 
Il y aura un petit problème, car ceux de la seconde séance arrivent en avance et se mélangent avec la séance n°1. Hervée a trouvé la seconde séance éventée par ce mélange.  


Bizarrement la société des auteurs nous envoie un mel nous enjoignant de ne pas dire les poèmes à Lou d’Apollinaire. Faut que je les interroge : Apollinaire meurt en 1918, on rajoute donc 71 ans, et 5 ans de guerre, pour moi il est dans le domaine public depuis 1994… Faut que je pose la question. 

Nous jouons dans la formule : 

8 chambres, avec parité garçons / filles 

Hélène Jouvelot 
Catherine Fornal 
Delphine Garzinski (ex Branger) 
Isabelle Sosolic 


Goubie
Françoua Garrigues
Jacques Livchine 
Eric Prévost 

et à l’accueil Nicole Rivier, et Hervée de Lafond 


Jacques a fait en amont une intervention à l’ERAC, école Régionale d’acteurs de Cannes ) . Il a été impressionné par le niveau très élevé.


Le public est largement désarçonné par la proposition. 

Monique : 90 ans, s’exclame, on m’a promis une comédie très drôle, pas question que je monte dans une chambre, ils n’ont qu’à nous le montrer à la Télé. 
Elle finit par accepter, elle s’allonge sur le lit et écoute très attentivement, elle est curieuse de connaitre le nom du poète, elle est finalement contente et trouve tout cela “original”. 

“Original “cela aura été le mot de la soirée.  

3 handicapés en chaise auront droit eux aussi à leur poème, et leur émotion est réelle . C’est Hélène qui s’en chargera. 


Voici le carnet de bord de la 102 : Chambre Livchine 

Lisa : 24 ans   Erac 
Sylvie : 40 ans 
Sandra : 40 ans 
Karine  35 ans 
Arlette : 48 ans 
Ligia ; 22 ans   Erac 
Pascale  : 32 ans 
Dominique 
Marcelle 
Monique  90 ans 
Hélène  (Iem connaissance de Montbéliard)
Dyane 
Marion ( qui fait du cirque )




Delphine


 Delphine recevra Benjamin Levy ,  jeune directeur de l’orchestre Provence - Côte d’Azur
 et le directeur du Casino de Cannes très ému paraît-il.


 Michel,  plus de 70 ans au compteur,  que nous tutoyons   et malmenons m’explique  qu’il produit aussi des pièces à Paris (Didier Bezace et cie). Il est l’ami de Dominique Besnehard et j’en passe.




chez Hélène.

Il dit : je veux ce spectacle chaque année dans mon hôtel. 

Pour nous tous, c’est une intrusion dans un milieu socialement  plus élevé que d’ordinaire (très peu de profs). 
 Mais passent dans ma chambre, un médecin, une  infirmière,   des employés du secteur social, des femmes qui végètent, des très riches etc.

On mange deux fois dans un bon restaurant asiatique et une fois dans une excellente pizzéria, nous avons droit à 18,40 € mais tout le monde dépasse. Les additions se passent très bien, ce qui est rare à 10, on paie tous à la caisse chacun son tour. 

Bonne ambiance chez les acteurs(rices), tout le monde parle à la fois. On n’avait pas joué depuis 5 ans , alors l’excitation est à son comble.  

Dans les chambres il y’a de l’émotion. Hélène a vu une femme pleurer, 

et dans ma chambre, si deux clientes  ne semblent pas très sensibles, j’ai toujours droit à des exclamations lors de l’entrée en chambre et des “merci jacques “ dont certains m’ont troublé tant ils étaient sincères. 


8 heures de Jumper pour certains. On a tout chargé dans la remorque 

6 heures pour ceux  qui rentrent à Paris, et 9 heures pour Delphine qui regagne la Normandie 


Même si Hervée s’échine à répéter que la seconde n’était pas bonne, c’est globalement une réussite. 

Et comme d’habitude cela met une bonne ambiance dans le palace, à l’accueil Adolfo est charmant ainsi que tout le personnel. 




GRASSE (06) N°41 à 43
1er au 3 juin 2012

A la suite de l'Oncle Vania joué ici en 2010,  avec un bel impact, Jean Flores, directeur du théâtre de Grasse nous a demandé de revenir. 

Une grosse opération.  
800 kms pour ceux du Pays de Montbéliard. Delphine qui arrive de Normandie, 11 H de train, Gill de Toulouse, Goobie de Marseille, d'autres de Paris.   2675 € de transport ! 





Formule à 14 comédiens

Hervée de Lafond
Nicole Rivier
Isabelle Sosolic
Gill Herde
Hélène Jouvelot 
Faustine Tournan
Catherine Fornal
Delphine Garzinsky 
Jacques Livchine 
Goobi
Marcel Djondo
Eric Prévost
Max Bouvard 
Francoua Garrigues











En principe nous sommes capables de jouer 3 séances d'une heure par soir, donc toucher 240 personnes par soirée au total. Le théâtre doit donc trouver  800 clients environ. 

Malheureusement les abonnés ne répondent pas présents, le spectacle sort sans doute trop de l'orthodoxie habituelle, on va être obligé de regrouper les séances.









L'Hôtel s'appelle le Patti. Bel hôtel de 75 chambres  à 100 € la chambre. 

Premier problème : les chambres sont au cinquième étage. Cela va se bousculer dans l'ascenseur. 
C'est le drame. Nicole règle magistralement le problème, nous déménageons au premier et au second étage, sauf Livchine et Delphine qui se serviront de l'ascenseur. 

Dysfonctionnements  divers.
a) les costumes .   Pas de jupe pour Delphine, ni Faustine pas de costume qui sied à Francoua,  jupe déchirée d’’Isabellle,   le costume de Jacques a été éparpillé. 
b) les accessoires. les guirlandes ont disparu.   Paf.. 200 € de dépenses supplémentaires pas prévues. 
c)  Un problème de repas au Gargantua. On a mangé du poulet à midi, alors certains veulent commander des pizzas, or le menu est imposé,  et l'eau gazeuse n'est pas prévue. Oïe.

Impossible de garer le Jumper en ville,  trop haut pour les parkings souterrains, on doit le descendre au parking de la gare. Une demie heure de marche pour remonter dans la ville haute. 

ça c'est pour l'organisation.


1er juin. Ouf il fait frais à l'extérieur, mais on calfeutre les fenêtres pour avoir le noir, il va faire chaud dans les chambres. 
Public très sympathique, comédiens en forme. 

Voilà les femmes que Livchine a monté dans sa chambre 502 

Isabelle : 50 ans Aide soignante 
Maryse : 40 ans  infirmière de laboratoire. spécialité les prises de sang 
Frédérique : 70 ans . ex éducatrice
Martine  : 40 ans . Théâtre de Grasse
Laure : 38 ans . Professeur d'économie
Sandrine  35 ans . spécialiste de l''environnement
Jeanne  71 ans : astronome
Marie Christine : 45 ans . Formatrice d'infirmière (Originaire de Besançon)
Marilyn : 55 ans  enseignante
Fabienne : 30 ans . enseignante
Sylvie 51 ans : Bibliothécaire
Simone : 43 ans. Professeur en maternelle
Caroline : 30 ans   Orthophoniste
Ghilaisne : 45 ans . cadre d'Amadéus
Claire-Marie : Ne dit pas son âge. 35 ans. Enseignante 












Personne n'a moins de 30 ans. 1 enseignante sur 3. 

On termine bien épuisés.


2 juin 2012     N° 42






Il y a un très bon papier qui est sorti dans Nice Matin signé Mathieu Faure. "des mots d'amour glissés au creux de l'oreille, un coup de maître."  +un bon bouche à oreille, les locations vont bon train , on va être 60. 



attente avant de se lancer




Il y a un  car de retraités qui débarque de Croatie pour rejoindre Bordeaux, il va falloir co habiter, car ils dinent dans la salle d'à côté. 
Le public est très très chaleureux, quasiment enthousiaste, et dans les chambres le courant passe. 



ambiance

analyse de la 502 

huit clientes entre 20 H 37 et 21 H 34 


Enseignantes, prof de maternelle, agent immobilier, Mère de jumeaux, documentaliste, coiffeuse. 

L'une d'entre elle me raconte sa mort clinique, sauvée par un défibrillateur et  maintenant me dit-elle,  le théâtre sauve sa vie. 
Chantal, coiffeuse,  a une énorme sensibilité, il se passe quelque chose dans le non-dit. 
C'est agréable, on distille le texte avec des respirations nouvelles, des silences , des accentuations, des passages accélérés. C'est de la matière vivante qu'il faut manipuler avec grâce. 
Geneviève me dit " ah ce souffle dans l'oreille, ça m'a fait quelque chose". 




Au final, j'improvise comme je peux à l'accordéon, puis on fait une chanson polaroïd, 
il faut trouver les rimes, l'équipe est en forme, on chante à la fin "c'est pas nous" un peu notre hymne. Le public applaudit debout, il en redemande. 
La maire adjointe à la culture a assisté à la séance. Ici c'est Sarkozy qui passe à 60%, mais on peut se parler, car il y a une vraie volonté de culture ici, plus qu'à Cannes. 
LIhou est là avec sa femme Joelle et sa petite fille Charlotte, on le connait depuis 1969, quand il était directeur de la MJC de Montreuil ! 
On termine au Gargantua,  pizzas et trop de vin, Hervée discute de tous nos projets. 
avec Jean Flores le directeur. 


 3 juin. Zut soleil éclatant. Il va faire trop chaud dans les chambres. On joue à 19 H 

.



Une séance assez enivrante, certaines personnes reviennent.  
Parfois dans les chambres c'est carrément l'envoûtement. 
Ce qui est à noter, c'est que le spectacle il pourrait être bien, ça arrive souvent que l'on dise c'est bien. 
Mais en fait il est plus que bien, car il est troublant, et il laisse des traces. 







La chambre de Françoua


Les acteurs ont soigné leur décorum, les gens demandent  de qui est le décor ? Oui les chambres sont très étonnantes, très surprenantes, chacune a son caractère.


Faustine monte avec “jacques dit le puceau”.

Je reçois

 Christina  46 ans éducatrice
Une attachée de presse de Marseille
Victoria la patronne de l'hôtel le Patti
Joselyne : ex professeur d'école de maternelle   60 ans 
Isabelle : conseillère en montage d'entreprise
Suzanne, canadienne habitant Monaco, assez curieuse  
Véronique  une sexagénaire animatrice 
et Leslie , une enseignante de 40 ans. 


Les relations sont assez intenses. 





Le final est un peu fou.  Nous rendons hommage à Leslie, même le public se met à faire des rimes; 


Nous faisons visiter les chambres.








On se sent bien, je remercie Martine du théâtre pour ce public qui nous porte si bien et qui est si chaleureux. 



On termine aux Dunes, restaurant tunisien. 


Visite surprise de Frank -Eric Retière  de Briançon


reçu cette lettre

Bonjour,

Marseillaise de passage à Grasse ce week end, j'ai eu le plaisir de visiter quelques unes de vos chambres d'amour.
Demi veuve (et fille du médecin) samedi soir, feu vert dimanche soir, j'ai visité les chambres de François, Marcel, Eric et Monsieur Jacques.
J'en suis encore troublée et émue!

J'espère pouvoir revivre un jour ce joyeux "bordel", car c'en était un non?!
Encore bravo. 

A toute l'équipe, je souhaite le meilleur.
Corinne Laurent


une autre lettre


..tout juste une semaine ! A l'hôtel du Patti à Grasse.
Des RDV d'amour(s) fulgurants, palpitants, amusants, ingénus, incongrus, farfelus, sympathiques, érotiques, exotiques, brefs mais intenses...brefs mais immenses...!

Merci à vous et à toute la troupe de l'Unité pour ces aventures d'un soir, toutes éphémères, toutes éternelles !

Voilà, c'est dit !

Sandrine, la "bonne élève" tartine, mandarine, aspirine, paraffine etc...




ARTICLE DE NICE MATIN  
 

DES MOTS D'AMOUR GLISSÉS AU CREUX DE L'OREILLE

LA BONNE NOUVELLE : on a testé les chambres d'amour à l'hôtel du Patti , ce concept complètement atypique et intimiste, un coup de maître.


Des mots chauds au coin de l'oreille. Le souffle d'une étrangère qui s'évapore dans la nuque. On est là allongé sur un lit ou dans une baignoire de l'une des chambres de l'hôtel du Patti. Elles ont toutes un décor particulier. Ambiance tamisée, message écrit au rouge à lèvres sur les murs et boule à facette accrochée au plafond. Plus loin un décor indien, encore plus loin des oiseaux percent le silence de la chambre  de leur gazouillis. On s'allonge un oeuf frais dans la  paume de la main, une plume rouge dans l'autre. Et là, pendant cinq minutes on vous récite des poèmes érotiques. Soit Apollinaire ou un génie brésilien du siècle dernier. On se laisse bercer par le bruit des lèvres de nos hôtes.Ils sont quasiment à nos côtés. Presque collés à nous. Bluffant, déstabilisant, reposant, apaisant. Le temps passe. 

Humour décapant 

Cinq minutes plus tard, nous revoilà dans le hall de l'hôtel. Renée , visiblement la maquerelle artistique, gère son public. Avec humour, beaucoup d'humour. A notre droite "la communiste", "le repris de justice" "Angela Merkel" et "Kirk Douglas".
Chaque spectateur est affublé d'un surnom et reçoit son lot de galéjades. C'est piquant. Poilant. Tordant."Allez l'experte-comptable, rends toi attrayante, parce qu'il y a du boulot", lance renée la patronne de la troupe du théâtre de l'Unité. Sous son chapeau  noir orné de plumes orange, son bagout permet de patienter entre deux montées en toute légéreté.
Alignés le long dumur, les spectateurs-clients sont choisis par les 12 artistes. Ensuite le couple improvisé monte dans une chambre pour une "passe lyrique". On est au bordel. et ça part dans tous les sens . En une heure les montées dans les différentes chambres s'enchaînent. Quand on est chanceux on est choisi par 3 demoiselles plutôt séduisantes. Certains sont repartis avec Jacques, le patriarche. Il a même emmené des hommes dans sa chambre, c'est dire la fiole du concept. Pendant que les chanceux passent du bon temps dans leur chambre atypique (douze chambres, douze ambiances), Renée balance ses répliques à la vitesse de la lumière. "Alice n'a pas inventé la poudre à canon, mais elle est sympa " balance en rafale la patronne. pour clore la saison du théâtre de Grasse, il fallait un happy end , c'est le cas. 
Les chambres d'amour sont une bouffée d'air frais.On rit, on bouge , on se découvre, bref on prend un plaisir infini avec ce nouveau théâtre. Une prise de risque osée et payante. Vraiment.
Ça change d'une représentation dite classique. Pour le coup, on apprécie notre sobriquet du soir :"scribouillard". C'est mignon 

MATHIEU FAURE 
NICE MATIN 
2 JUIN 2012

mfaure@nicematin.fr










CAVAILLON (84) N° 40 
Hôtel Toppin. 

l’équipe

Delphine  et Faustine de Paris, Goobie de Marseille, Hervée, Nicole Rivier, Catherine Fornal, Sylvie Lalaude  de Bordeaux, Bernard Goetz, Isabelle Sosolic,  Pancho, Jacques Livchine.Hélène Jouvelot.  + 2 nouveaux = Françoua Garrigues, Eric Prévost. 

C’est la scène nationale de Cavaillon, tiens elle a pas de nom, celle-là qui nous accueille.Le directeur, c’est jean Michel Gremillet  que l’on connaît depuis Trappes il y a vingt ou trente  ans. 

Anne Marie est très inquiète, ce n’est pas du tout rempli, malgré des grandes affiches, des flyers etc.  On décide de contracter les 3 séances en 2. 

Le patron de l’hôtel Philippe est hors norme, le tenancier Stéphane est hyper sympathique.Nous sommes trop bien, les chambres sont belles. 

Nous sommes tous bourrés du désir ardent d’en découdre au plus vite.





Delphine dit que ses nouveaux poèmes font pleurer ses clients















Monsieur Bernard dit le rapide. 










Isabelle fait fort dans le registre de la sensualité











Hervée teste Françoua  




et Eric dont c’est la première. 













Chez Hélène , l’atmosphère est on ne peut plus érotique. 





Chez Jacques on rêve dans les étoiles

Jacques note toutes ses passes depuis le début, c’est son phantasme , dépasser les mille

Cathie : quarantaine, enseignante bio chimie
Martine : soixantaine, enseignante
Stéphanie : 22 ans. Lycée hôtelier stagiaire de l’hôtel
Arlette : 60 ans, immobillier
Marianne : 65 ans : commerciale aéronautique
Anne : 35 ans  travaille au sénat 
Zahia : 40 ans . médecin du travail
Martine : 56 ans vient de Paris pour nous voir, infirmière
Michèle : plus de  60 ans. Éducatrice spécialisée
Cathy : 40 ans vétérinaire
Roseline 38 ans vétérinaire
Agnès , 50 ans Psychothérapeuthe   













Goobie deux heures avant se concentre 








Voici Sylvie et partout une belle atmosphère d’alcôve. 



On joue de 19 H à 21 H 30 , cela passe bien, standing ovation à la première séance. 

Longue after  jusqu’à 4 H 40 du matin pour certains sans que personne de l’hôtel  ne proteste pour le bruit. 


Un homme tombe sous le charme de nos charmantes pensionnaires , il nous écrit :

Dans la multitude de spectacles, peut m’ont autant émus que les chambres de l’amour à l’hôtel toppin. Cette performance individualo-collective doit se renouveler car une addiction sonne, j’ai enfin découvert l’envie d’aller au bordel et d’y revenir chaque semaine.
Mes amis ne rêvent plus que de m’accompagner. Ou la prochaine fois?
 
Stephane
 






GRANDE SYNTHE/59/ PALAIS DU LITTORAL / LES 11 ET 12 DECEMBRE 2009  /N° 39

Nous jouons au Puytouck, un centre d’hébergement déclassé.
Partenariat entre Emmaüs et le palais du littoral. 
Didier et Etienne d’Emmaüs ont aménagé les chambres. 
On devait jouer plus, mais on a dû réduire.   Manifestement il y a un problème de public. 
C’est Hélène Balny qui nous a découvert à Figeac et c’est Charles le médiateur culturel qui s’occupe de nous. 














Notre équipe 
 Delphine de Paris, Goobie de Marseille, Hervée, Nicole Rivier, Catherine Fornal, Gill Herde, Bernard Goetz, Isabelle Sosolic,  Pancho, Max Bouvard, Marcel Djondo, Jacques Livchine. Une nouvelle venue : Emilie Debard. de Lille. Julie Guet Jouvenot de Franche Comté. 










Chambre de Pancho, très baroque.













La chambre de Bernard Goetz


Tout le monde est très en forme, ambiance très ludique, il y a une espèce d’ivresse à prendre possession de ce lieu.














Voici mon tableau de marche

Marie Claude : 66 ans, retraitée du social
Patricia : 44 ans. DRH dans l’industrie
Annick : 50 ans. attachée de direction dans un lycée
Marie : 50 ans . secrétaire dans la chaudronnerie
Marie : 64 ans  ex professeur de secrétariat
Monique : 55 ans . ex institutrice
Gazou : professeur d’éducation physique
Fanfan : 54 ans. mère de 4 fils









Antoine nous écrit :

Bonjour, 

J'étais là le 10 décembre ... envie d'entendre parler d'amour. 
Elles m'ont délicieusement sussuré leurs mots aux oreilles. 
J'ai pris les mots, la tendresse et les murmures ... 

J'aimerai partager avec vous des mots, des mots d'amour ... ceux que j'écris ! 
voici un lien si les mots ci-dessous vous ont plus et encore bien d'autres non publiés encore 

Amicalement 

Antoine 

(Merci et Bravo encore à Isabelle, Emilie et Nathalie il me semble) 




Au pas du crépuscule : 

Ton corps qui s’habille de frissons indécents 
Esquisse mes désirs en pastels parfumées. 
Les sens se composent en de bouquets troublants 
Et se nourrissent, avides, aux sources des baisers. 


Aux heures d’ombre : 

Aux frontières indécises des tendres frôlements 
Ton cœur presse à mon flanc l’estampe délicieuse. 
Les feux s’épousent aux courbes de délicats versants, 
Et puissent aux fontaines des rimes licencieuses 


Au satin du soleil : 

La nuit s’éraille en loque aux assauts lumineux, 
Quand au nid de mes bras tu reposes impudiques. 
Les draps, discrètes ailes, des anges amoureux 
Embrassent nos poitrines unies d’un souffle unique 


A l’embrasement du jour 

Tu me manques tant.


Didier d’Emmaüs, SDF pendant  vingt cinq ans s’exclame : 
“Si seulement c’était la réalité”


On dîne aussi avec Etienne d’Emmaüs

 

 Samedi 12 décembre 2009  N° 38




Le responsable d’Emmaüs vient nous dire l’importance de cette rencontre pour les compagnons,  ce sera le dernier rayon de soleil de la journée. 


tout s’effondre.  

On  ne parle même pas du sujet avec l’équipe qui nous reçoit, car cela sent l’affaire taboue à plein nez. 

En résumé , une maternité et le reste  l’équipe qui n’a pas suivi 


De dysfonctionnement en dysfonctionnement on se retrouve avec très peu de monde, style 10 à 12 personnes par séance alors que nous sommes 14 acteurs. 

Le lieu n’est ni siglé, ni fléché, une femme arrive découragée vers 21 H 15 avec 45 minutes de retard elle a tourné tout ce temps là. 


C’est absurde.  
On assure malgré tout en plein désert , désarroi, absurdité. 


Je reçois 

Violaine 26 ans : Travaille en psychiatrie
Maryline 50 ans , 3 enfants, très déchaînée
Evelyne : 57 ans 
Jocelyne : La quarantaine travaille pour les personnes âgées
Geneviève : en chaise. ex employée de banque. fanatique de théâtre. 
Il faut la monter dans les bras avec deux costauds, et l’asseoir délicatement dans les chambres, elle est émouvante. 
Il reste Pascale, artiste de son état. 


le repas est très animé. Pour compenser on  se raconte mille et une galères de tournée 











Dimanche matin, on quitte le best hôtel en ordre dispersé.




MACON SCENE NATIONALE/  ST VALENTIN 14 Février 2009 . N° 37

Laurence Terk la directrice  a très envie que les chambres d'amour se déroulent non pas dans un hôtel mais dans un théâtre. Donc nous occupons douze loges transformées en chambres d'amour avec lit etc. 

Même le bureau de la directrice va être transformé en lieu d'amour. 

Les couloirs sont décorés etc. 

L'accueil se fait sur le plateau. 

Equipe technique très serviable, Michel Robert, Momo, et les autres. 
Les places sont assez chères,  12 € pour les abonnés et un peu plus pour les autres. 
Notre équipe est très en forme.  Nous sommes bien reçus. 
On ne va pas faire le plein, alors on prend notre temps.

Je fais  personnellement 18 femmes/ Je note l'âge estimé, souvent je me trompe, les femmes sont flattées.


19 H 12  : Françoise agricultrice. 45 ans
19 H 20 : Rahila  comédienne nigérienne 25 ans
19 H 28  Nicoletta  30 ans
19 H 37 : Josette
19 H 46 : Jocelyne. Prof de maths
19 H 54 : Philomène. 35 ans
20 H 41 :  Jacqueline . 36 ans. Fonction publique
20 H 50 : Irène  18 ans
20 H 58 :  Monique 55 ans, deux enfants
21 H 08 : Séverine. deux enfants. 25 ans
21 H 17 : Séverine, professeur d'école à Verdun sur le Doubs
21 H 24 : Fabienne . agriculture
22 H 15 : Laurence, directrice de théâtre
22 H 23 : Aminatou. nigérienne
22 H 31 : Bénédict / jeunesse et sport de l'Ain
22 H 39 : Fabienne . 2x30 ans sage femme
22H 49 : Marie Braun / Musicienne



Notre équipe : Sylvie qui vient maintenant de Bordeaux, Delphine de Paris,  Faustine de Paris, Goobie de Marseille, Hervée, Nicole Rivier, Catherine Fornal, Gill Herde, Bernard Goetz, Isabelle Sosolic,  Pancho, Max Bouvard, Marcel Djondo, Jacques Livchine.

ça fait 14...Par flegme parfois je ne mets que les prénoms.

 










Faustine sur les starting blocks



Franchement, cela se passe bien, mais on ne dira pas que c'est mieux que l'hôtel. Mais on voit que les abonnés de la scène nationale sont très contents de savoir tout ce qui se passe derrière la scène.


On mange sous la scène, c'est agréable de ne pas chercher un restaurant et de se presser à cause de l'heure.



 










journal de Saône et Loire. 15 février 2009 

Franchement, la première page du journal c'est sympa

L'article de Marie Salerno 



 Que les mots d'amour sont doux, murmurés à l'oreille 
Mais c'était un guet-apens délicieux dans lequel on retomberait volontiers une seconde, voire une troisième fois ! Car en ce soir particulier, toutes les pièces de la maison ont été transformées en « chambres d'amour ». 
Et l'ambiguïté s'installe dès l'introduction du public dans les lieux. Le grand plateau, emmitouflé de grands rideaux noirs, aux lumières tamisées, est devenu le salon d'attente de Mme Renée. On vous sert un verre, d'alcool ou de jus de fruit, on vous fait patienter. Et Mme Renée, maîtresse-femme à l'énorme chapeau à plumes, secondée par une fidèle Clémence, vous examine et aussitôt, vous affuble d'un sobriquet, toujours ridicule : «grand dadais », «professeur », «puceau », «chef-scout », «pistache » ...
 le ton est donné. On rit beaucoup, mais c'est surtout pour cacher l'embarras et l'inquiétude ? Que va-t-il se passer ? Que nous arrive-t-il ? 
Simple : des « pensionnaires » de la maison, tout de rouge vêtus, viennent nous choisir. 
Alignés en file indienne devant tout le monde, il nous faut supporter les commentaires caustiques de la tenancière et espérer être choisi pour vite fuir cette exposition. 
Et puis vient Marcel, qui m'attrape et m'emmène vers l'inconnu. « Quel est ton nom ?». «Marie ». «Marie, je t'emmène dans ma chambre, que j'ai décorée exprès pour toi toute la journée ». 
Bête, je sais bien que c'est totalement faux mais je me laisse convaincre. La porte s'ouvre, des tentures africaines tapissent les murs, cachent le plafond. Un grand lit trône n'attendant que deux amoureux. Pff, il fait très chaud, d'un seul coup ! «Allonge-toi sur le lit » m'invite Marcel. Je m'exécute, non sans un soupçon d'inquiétude. Suis-je bien au théâtre, en compagnie d'un comédien ou ... Marcel s'allonge également, très, très près de moi. Je ferme les yeux, je sens ses doigts sur mon visage et sa respiration appuyée balayant mon cou. 
Les mots coulent, les images se dessinent, un curieux frisson me chatouille le bas des reins ... Comme c'est doux, pourquoi mon amoureux ne me parle-t-il pas comme ça, lui aussi ?
 Le poème terminé, Marcel se lève et promet un petit cadeau. Il décroche une liane de raphia qui marquait l'entrée de la chambre, m'en entoure le poignet en m'ordonnant de ne jamais m'en séparer. « Tu diras que c'est le cadeau d'un amoureux ». Je suis aussi naïve qu'une adolescente, je lui promets. Est-ce que demain, sous la douche, je l'enlèverai ?




 
Les anciennes représentations depuis 2000
 

 

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