La Fête des 17 ans

 


Les 17 ans.   7 et 8 octobre 2017


Pas de chance. L’été indien n’a pas été au rendez vous de ces 17 ans.

7°C , et le dimanche de la bruine toute la journée, alors évidemment nous avons manqué de monde et  même si samedi le charme y était, le dimanche était morose.

N’empêche qu’il y a plusieurs conclusions à dégager.



  1. -Tant de gens nous ont ont fait la preuve de leur amitié et même d leur amour. Tant de gens nous ont aidé.  C’était un peu de chaleur dans nos coeurs endoloris






- Avec la Mairie  d’Audincourt, la relation était forte. Martial Bourquin et le nouveau maire (ou mairesse)  : Marie Claude Gallard

Le contrat  de 17 ans a été signé.  Bien entendu le comique et le tragique affleuraient nous n’irons certainement pas jusqu’en 2034 ….









Marie Claude Gallard avec Josette : je l’aimais bien l’ancien maire  dit -elle








Les spectacles étaient pleins,  c’est important, avec un petite déception pou les cancoyotes girls,  on aurait pu être plus de 200, mais c’était le dimanche soir,.

Les spectacles appartenaient au tiers théâtre et étaient de qualité. Comme quoi il  y a de la place entre les scènes nationales.


Il  y a eu un beau focus presse.  être visible , ne pas être enfermés sur ,os uniques Kapouchniks c’était important .



Pour inventer une politique culturelle , les gens ont rempli des petites fiches, c’était intéressant.


Les fiches  : la question était.

Quelles seraient vos idées et vos rêves concernant la Culture à Audincourt et le pays de Montbélaird pour les 17 années à venir ?


les réponses



Les frères Dreyfus (Clément et Benjamin) tirent un feu d’artifice  depuis le Doubs ; ils ont passé la journée les pieds dans l’eau











AUDINCOURT - ARTS ET SPECTACLES

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Pour célébrer le temps passé et celui à venir dans la cité croque-rave, le Théâtre de l’Unité organise ce week-end, sur l’île aux oiseaux, une grande fête. L’idée : mettre en avant six compagnies, parmi la centaine qui est passée en résidence ici.

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  2. 2LE 04/10/2017 À 05:02

  3. 30RÉAGIR



Pour la fête ces samedis et dimanche, tout sera gratuit ou presque. Mais il faut d emander son invitation par téléphone au 03 81 34 49 20. Photos Lionel VADAM et d’archives ER





  1. 4REAGIR


« hervée m’avait fait la leçon : “Tu ne dis rien, tu n’acceptes rien, je veux partir dans le Sud”. Nous étions dans la voiture avec le maire Martial Bourquin. Il nous a montré un espace près des anciennes filatures en disant : “C’est à vous”. Hervée lui a répondu dans la seconde : “Je prends !” ». Dix-sept ans après, Jacques Livchine, codirecteur et « metteur en songes » du Théâtre de l’Unité, roule encore des yeux en contant l’anecdote.

Débarrassée de ses rêves de mer et de ciel bleu, sa comparse Hervée de Lafond confirme d’un sourire. Elle se souvient surtout de leur entrée - au cours d’une cérémonie délirante dont la troupe, pionnière et spécialisée dans les arts de la rue, a le secret - dans leur actuelle maison sur le site Japy. « Nos bureaux provisoires, toujours à Audincourt, avaient brûlé dans un incendie criminel entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002. Il nous restait en tout et pour tout une poignée de cendres que nous avons mise sous verre et une bouteille de vodka ! On l’a bue avec le public ».


Laissez parler les p’tits papiers

Il y a dix-sept ans donc, après un départ houleux de la scène nationale de Montbéliard, la compagnie, qui s’est formée il y a quarante-cinq ans à Saint-Quentin-en-Yvelines, a rejoint les terres audincourtoises qui lui déroulaient le tapis rouge. Pourquoi fêter un tel anniversaire ? « Parce qu’on célèbre en général les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans… et qu’on aime bien faire différemment. Évidemment, on a aussi pensé au poème de Rimbaud (« NDLR. : « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans »). Enfin, nous nous sommes rendu compte que nous avions passé 17 ans avec à la tête de la commune, un maire, Martial Bourquin et que nous repartons avec plaisir avec un autre (Marie-Claude Gallard, fraîchement élue) pour 17 ans de plus ! »

La fête, organisée ce week-end sur l’île aux oiseaux (totalement gratuite mais sur invitations-réservations) est pour cette raison résolument tournée vers l’avenir, avec participation des spectateurs via des « petits papiers ». Elle met aussi en lumière le travail souterrain de l’Unité : l’accueil en résidence pour des créations de spectacles d’autres compagnies. Parmi la centaine qui se sont succédé ici - certaines venant du Niger, d’Israël ou encore du Chili - six troupes, auxquelles s’ajoutent plus de 250 comédiens qui travaillent régulièrement avec le Théâtre de l’Unité, feront le spectacle. Maggy Bolle et les Cancoyote Girls, la Grenade de Lyon, le Pocket théâtre, Catherine Fornal et sa « Méchanceté », Latifa Djerbi « Re-belle ! » et les trois filles délurées de la Compagnie Non Négociable ajouteront du piquant à ce grand show, avec feu d’artifice low cost sur le Doubs et spécialités culinaires. Santé, bonheur !`


Textes Sophie DOUGNAC





CULTURE – LOISIRS

Audincourt : le théâtre de l'Unité fête ses 17 ans

Par Manon Klein, France Bleu Belfort-Montbéliard

dimanche 8 octobre 2017 à 10:43

Pour fêter leur anniversaire de 17 ans à Audincourt, Hervée de Lafond et Jacques Livchine passent derrière les fourneaux.

© Radio France - Manon Klein





Pour fêter leur anniversaire de 17 ans à Audincourt, Hervée de Lafond et Jacques Livchine passent

derrière les fourneaux. © Radio France - Manon Klein

Ils ont joué dans le Transsibérien, joué du Shakespeare en forêt, ou encore monté des spectacles

pour chiens. Jacques Livchine et Hervée de Lafond défendent un théâtre résolument ouvert, et des

propositions souvent teintées d'humour. Ensemble les deux comparses ont créé plus de 90

spectacles. Ils se sont installés il y a 17 ans à Audincourt, dans le Doubs. C'est l'ancien maire de la

commune, Martial Bourquin (aujourd'hui sénateur), qui leur a proposé des locaux. "Après avoir

dirigé la scène nationale de Montbéliard, on voulait partir au soleil'' se souvient Hervée. "Quand il

a su qu'on voulait partir, il [Martial Bourquin] nous a dit ''Arrêtez tout, j'ai un lieu magnifique à

vous proposer''. " "On s'est mis à rêver, parce que dans notre vie d'artistes, on a plutôt l'habitude

qu'on nous dise non. Et là, on a rien eu à demander" ajoute Jacques Livchine.

C'est Jacques Livchine qui a créé le théâtre de l'Unité en 1968. © Radio France - Manon Klein

Toucher un public large

Depuis 17 ans, les deux comparses ont multiplié les projets à Audincourt, avec un fil directeur :

ouvrir le théâtre à un public plus large. "Dans les salles, ce sont souvent les même qui viennent''

constate Hervée de Lafond, "c'est pour ça qu'on préfère le théâtre de rue. Là, on touche tout le

monde''. D'ailleurs, pour l'année à venir, les deux directeurs lancent un nouveau ''chantier'' : "coconstruire

une politique culturelle avec les gens" détaille Jacques Livchine, "On va leur

demander : Qu'est-ce que vous voulez exactement ?".

Hervée de Lafond a rejoint le théâtre de l'Unité quelques années après sa fondation, en 1972. © Radio France - Manon

Klein

Un week end d'anniversaire

Pour célébrer leur 17 ans d'existence à Audincourt, Hervée de Lafond et Jacques Livchine

s'installent, le temps d'un week end, sur l'île aux Oiseaux. Au programme : plusieurs spectacles,

une buvette et un petit buffet. L'entrée est gratuite, mais pour venir, il faut s'inscrire à l'avance.

Pour s'inscrire et pour avoir plus de détails sur les spectacles proposés, rendez-vous sur le site du

théâtre de l'Unité.

https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/audincourt-le-theatre-de-lunite-

fete-ses-17-ans-1507451376




Blog d’Edith Rappoport. Journal d’une accro


17 ANS À AUDINCOURT (185 à 190) Théâtre de l’Unité, Espace Japy Audincourt 7 et 8 octobre




Pour fêter dignement les 17 premières années passées à Audincourt, après avoir quitté de leur propre chef la direction du Centre d’Art et de Plaisanterie de Montbéliard, le Théâtre de l’Unité a mis les petits plats dans les grands. Ils se sont installés en plein air sur l’Île aux Oiseaux jouxtant la Maison Unité, où ils ont installé le confortable salon de leur maison, autour du joli stand de Gourmandisiaque où Valérie officie, servant des mets délicieux, des blinis, des nems préparés par Hervée de Lafond née au Viet-Nam et un bortsch épluché toute la journée sous la direction de Nathalia, qui cuit dans une grande marmite. On peut se restaurer et acheter pour quelques euros des livres de l’immense bibliothèque dont l’Unité n’a plus l’utilité. Dans l’allée qui jouxte le Doubs, cinquante sept étiquettes sont  accrochées aux arbres,  ce sont  les compagnies qui ont bénéficié de l’hospitalité du Théâtre de l’Unité, pour répéter au  studio des 3 Oranges et dormir au Château d’Hérimoncourt. On pourra assister pendant ces deux jours à 7 spectacles qui y ont été répétés.

On assiste au discours de Martial Bourquin, sénateur -maire qui les a accueillis pendant ces 17 ans.

Et le lendemain, le théâtre de l’Unité signera avec la mairie d’audincourt une nouvelle convention de dix sept ans, c’est à dire jusqu’en 2034. La Mairie n’a pas peur de signer vu que Jacques et Hervée ne tiendront sans doute pas jusque à 90 ans  !



RE-BELLES de Latifa Djerbi Les Faiseurs de Rêves de Genève, 7 octobre

Nous avions pu voir une première ébauche l’an dernier au Festival d’Avignon où Latifa préparait son pain dans les rues d’Avignon. Elle a décidé de ne pas remettre en chantier un nouveau one woman show, s’enduit de harissa, déclare qu’elle a fait un stage d’écriture en Suisse, « En dehors de moi, je ne connais que moi ! Je suis enceinte de moi-même (…) La dévalo, c’est quand tu te sens indigne d’être aimée. Le toi du moi, c’est le moi autour de toi, J’ai décidé de me donner. ». Elle hurle : « J’ai entendu dire quand j’étais petite, que nous les Arabes, on volait le pain des Français. J’ai décidé de me donner, de pardonner. Je vais faire un acte psycho-magique en faisant du pain. Comme disait mon père, la farine est au pain, ce que le ciment est au parpaing ! » Elle mélange la farine blanche à la farine de sarrasin, pétrit la pâte furieusement. « Il suffit d’un peu d’amour, elle met le pain à cuire, il n’y a plus qu’à attendre. « Je suis comme tout le monde, j’ai peur des Arabes. Tout s’achète en Suisse, il faut être validée par un Suisse ! »

Elle offre du pain à un complice et chante : « J’avais dit que je ne ferais pas de monologue, mais je n’ai pas pu me retenir ! ».

Toujours aussi ébouriffante, Latifa Djerbi ébouriffée nous fait crouler de rire.








LA MÉCHANCETÉ de et par Catherine Fornal, 7 octobre

Déjà vu  une ébauche la saison dernière, ce spectacle de Catherine Fornal, complice du Théâtre de l’Unité dont elle avait suivi les cours au lycée de Montbéliard, s’avère aussi décoiffant. Elle se présente comme Hilda Berg avec un fort accent germanique : « Je cumule plusieurs maladies, dont le syndrome d’Alice au pays des merveilles. La deuxième, c’est la synesthésie multimodale, la musique qui évoque des formes et des couleurs ». Après une danse ridicule, elle évoque la maladie de Paso, l’hyper activité de la glande thyroïde. Elle bouscule son assistante Céline qui ne lui a pas trouvé de médicament. « La bonté n’existe pas. Il y a une graduation dans la méchanceté. Le racisme se situe à différents niveaux. Est-ce que quelqu’un peut me donner une définition de la bonté ? Est-ce que la tentation du bien n’est pas plus destructrice que la tentation du mal ? Si tu veux aider quelqu’un, ne lui donne pas un poisson, apprends lui à pêcher ! Nous sommes tous méchants ! ».










L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST MORTE, VIVE L’ASSEMBLÉE Compagnie la Grenade de Lyon, 7 octobre

Les débats tumultueux, parfois ridicules de l’Assemblée Nationale, où les députés ne cessent de se couper la parole. Les spectateurs entrent, 3 députés s’asseyent à la table, lorgnant le public. « Moi j’ai tout vu, je n’ai rien fait. Nous apprenons le décès de l’Assemblée Nationale ! (…) Nous souhaitons la reconstruire.(…) Nous allons nous présenter, honneur aux dames. Pour une démocratie vivante, il faut prendre le temps. Vous n’avez rien fait pour le peuple. Pourquoi ont-il tué Jaurès ? ».

Une actualité des plus vivante en ces temps où la démocratie peine à s’affirmer.






HAPPY TOGETHER Compagnie Non Négociable Besançon 8 octobre


Trois filles arrivent en voiture, elles installent un piano avec difficulté, se disputent pour la méthode.  Elles représentent une association de défense de la vraie famille.  Laurence présente Véronique et Marie-Paule qui s’occupe de la lumière : « la jeunesse est en détresse, les enfant vont mal à Louvigner ».  Peu à peu tout se déglingue,  on apprend que finalement elle défendent la famille  parfaite, mais  que leurs familles sot un vrai désastre.  Des disputes incessantes  font éclater de rire le public entre Lili Douard, Inès Lopez et Sigrid Metatal. Elles chantent des cantiques catholiques assez joliment, on rit énormément mais c’est un rire intelligent qui écorche en finesse les partisans de la famille pour tous. Ouardi Bessadet, un ancien élève du lycée Cuvier de Montbéliard assume la mise en scène. On note au passage  le formidable  potentiel comique d’Ines  Lopez formée au Samowar.




JEAN-PIERRE, LUI, MOI  Pocket Théâtre 8 octobre

De et par Thierry Combes



Ce solo décoiffant avait déjà été accueilli en répétition par le Théâtre de l’Unité au cours de la saison dernière (voir ce blog). Un joli dispositif circulaire en bois bloc a été construit, nous sommes assis sur de petits tabourets triangulaires plutôt inconfortables, avec une bonne visibilité. Thierry Combes évoque son enfance avec son frère Jean-Pierre handicapé. Il se sert des notes épinglées au dessus du bureau. Il s’agit pour lui de prendre la parole sur le handicap « avec des chaussures orthopédiques ». C’est son histoire qu’il raconte, aux côtés de ce frère qu’il interprète avec un naturel étonnant : »À quoi ça sert un frère handicapé, pourquoi ça m’amuse dans le fond ? (…) Mon frère ne regarde jamais la télé, il n’en a pas besoin pour être handicapé mental ! Il est handicapé, il n’est pas un petit peu autiste. On se demande s’il est pareil au foyer et à la maison. Juste au moment où j’ai allumé la télé, il a mis sa musique ! (…) Pour l’anniversaire d’Anthony, handicapé, on lui a servi du biscuit salé à la confiture de fraise ». Nous sommes fascinés par ce dédoublement comique et spectaculaire d’un drame vécu dans cette famille. Le public tout entier sort assez bouleversé les larmes aux yeux. Thierry rappelle que le théâtre de l’Unité lui a donné un coup de main décisif pour la conception de la fin.





















PETITES PIÈCES D’URGENCE ( 8 octobre

Joli mélange de professionnels et d’amateurs de la région. avec Fabien, Stanislas, Chantal, Vincent, Michèle, Lucile

« Qu’est-ce qui te fait sortir de ton trou, faire un pas de côté ?. Je me suis faite agresser, quatre mecs me sont tombés dessus, c’était des rebeus. Mon voisin Mustpha, il est bien, j’aurais dû intervenir, chaque acte est important. L’étranger d’aujourd’hui est l’autochtone de demain, pour les demandes d’accueil, il y en a trop. L’oubli n’est-il pas confortable. Il faut prendre le temps de perdre son temps, Choisir c’est renoncer, mais il faut choisir pour avancer.

Les saynètes sont jouées devant la nouveau maire d’Audincourt, Jacques Livchine explique qu’il est en train de chercher une petite forme légère capable de circuler dans les 72 communes de l’agglomération.


. »

LES CANCOYOTE GIRLS


Complices depuis 5 ans du Théâtre de l’Unité, Clotilde Moulin, La Lue et Maguy Bolle nous régalent de leurs savoureuses chansons Franc-Comtoises.

Ces trois jeunes chanteuses qui font   leur carrière à part se sont réunies pour fabriquer un produit typique de la Franche-Comté.  Le spectacle dure le temps de fabriquer à partir du metton une sorte de  pâte

typique, la cancoillotte, c’est un spectateur qui va touiller pendant une heure de temps. Elles commencent et terminent par de très belles polyphonies assez émouvantes. Chacune  des chanteuses a ses qualités

propres. Maguy Bolle nous régale de sa gouaille franc comtoise, Clotilde s’accompagne à la harpe et dégage une belle poésie, quant à la Lue elle est toujours très coquine sous son vernis de petite fille sage.





























programmation


Samedi 7 octobre

12 h 30 • Accueil barbecue

14 h - 15 h • Compagnie les Faiseurs de Rêves

Latifa DJERBI (Genève) et son spectacle « Re-Belles »

durée 50 mn environ

15 h 30 - 17 h • Débat à bouches décousues

17 h - 18 h • Catherine et son spectacle « Méchanceté »

durée 50 mn environ

20 h • Compagnie la Grenade (Lyon),

« L’assemblée Nationale est morte, vive l’assemblée »

durée 1 h environ

Dimanche 8 octobre

14 h 30 - 15 h 30 • La Compagnie non négociable (Besançon)

« Happy Together »

durée 50 mn environ

15 h 30 - 17 h • Compagnie Pocket Théâtre (Jura),

Thierry Combes et son spectacle « Jean-Pierre, lui, moi »

durée 1 h 30 environ

17 h 30 - 18 h 30 • Petites pièces d’Urgence

20 h • les Cancoyote Girls (Franche-Comté)

durée 1 h 45 mn environ

Elixirs à base de gingembre, de raisin fermenté, de houblon.

Assiettes de mets fins. Hurloir, et formes théâtrales légères

et courtes.

théâtre de l’unité

à Audincourt

à Audincourt

Espace Japy - allée de la Filature

Audincourt 25400

photo Rodrigo Acuba Bravo - graphisme photo Legentil Godjo


Le Théâtre

de l’Unité

c’est toujours

autre chose !

Subventions spécifiques pour cet événement de la Ville d’Audincourt, de Pays de Montbéliard Agglomération

et du Conseil Départemental du Doubs, avec le soutien régulier de la DRAC Bourgogne/Franche-Comté pour

le Studio des 3 Oranges, de la Région Bourgogne/Franche-Comté et du Conseil Départemental du Doubs.

Sans oublier le soutien de Pays de Montbéliard Agglomération pour la mise à disposition du château Peugeot

d’Hérimoncourt et de la Ville d’Audincourt pour la mise à disposition des locaux à Audincourt.


Article dans l’Est Républicain




AUDINCOURT - ARTS ET SPECTACLES

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Pour célébrer le temps passé et celui à venir dans la cité croque-rave, le Théâtre de l’Unité organise ce week-end, sur l’île aux oiseaux, une grande fête. L’idée : mettre en avant six compagnies, parmi la centaine qui est passée en résidence ici.




Pour la fête ces samedis et dimanche, tout sera gratuit ou presque. Mais il faut d emander son invitation par téléphone au 03 81 34 49 20. Photos Lionel VADAM et d’archives ER







  1. 5REAGIR


« hervée m’avait fait la leçon : “Tu ne dis rien, tu n’acceptes rien, je veux partir dans le Sud”. Nous étions dans la voiture avec le maire Martial Bourquin. Il nous a montré un espace près des anciennes filatures en disant : “C’est à vous”. Hervée lui a répondu dans la seconde : “Je prends !” ». Dix-sept ans après, Jacques Livchine, codirecteur et « metteur en songes » du Théâtre de l’Unité, roule encore des yeux en contant l’anecdote.

Débarrassée de ses rêves de mer et de ciel bleu, sa comparse Hervée de Lafond confirme d’un sourire. Elle se souvient surtout de leur entrée - au cours d’une cérémonie délirante dont la troupe, pionnière et spécialisée dans les arts de la rue, a le secret - dans leur actuelle maison sur le site Japy. « Nos bureaux provisoires, toujours à Audincourt, avaient brûlé dans un incendie criminel entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002. Il nous restait en tout et pour tout une poignée de cendres que nous avons mise sous verre et une bouteille de vodka ! On l’a bue avec le public ».

Laissez parler les p’tits papiers

Il y a dix-sept ans donc, après un départ houleux de la scène nationale de Montbéliard, la compagnie, qui s’est formée il y a quarante-cinq ans à Saint-Quentin-en-Yvelines, a rejoint les terres audincourtoises qui lui déroulaient le tapis rouge. Pourquoi fêter un tel anniversaire ? « Parce qu’on célèbre en général les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans… et qu’on aime bien faire différemment. Évidemment, on a aussi pensé au poème de Rimbaud (« NDLR. : « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans »). Enfin, nous nous sommes rendu compte que nous avions passé 17 ans avec à la tête de la commune, un maire, Martial Bourquin et que nous repartons avec plaisir avec un autre (Marie-Claude Gallard, fraîchement élue) pour 17 ans de plus ! »

La fête, organisée ce week-end sur l’île aux oiseaux (totalement gratuite mais sur invitations-réservations) est pour cette raison résolument tournée vers l’avenir, avec participation des spectateurs via des « petits papiers ». Elle met aussi en lumière le travail souterrain de l’Unité : l’accueil en résidence pour des créations de spectacles d’autres compagnies. Parmi la centaine qui se sont succédé ici - certaines venant du Niger, d’Israël ou encore du Chili - six troupes, auxquelles s’ajoutent plus de 250 comédiens qui travaillent régulièrement avec le Théâtre de l’Unité, feront le spectacle. Maggy Bolle et les Cancoyote Girls, la Grenade de Lyon, le Pocket théâtre, Catherine Fornal et sa « Méchanceté », Latifa Djerbi « Re-belle ! » et les trois filles délurées de la Compagnie Non Négociable ajouteront du piquant à ce grand show, avec feu d’artifice low cost sur le Doubs et spécialités culinaires. Santé, bonheur !



Textes Sophie DOUGNAC