ZAKOUSKI

 

LE DOSSIER POUR PROFESSIONNELS

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Quelques comédiens du Kapouchnik ont décidé d’inventer un spectacle de jardin en attendant des jours meilleurs


Durée  entre 60 et 90 minutes

4 comédiens , 2 comédiennes


le principe est simple, on débarque dans le jardin avec 50 tabourets

on les éloigne d’un mètre, 


Pendant plus d'une heure les comédiens vont tricoter des énumérations loufoques, des chants, de la musique des poèmes, des extraits de pièces classiques, (Molière,  Ionesco )   et quelques sujets d’actualité comme au kapouchnik,  sans oublier des histoires personnelles .



On demande  10 € de participation







La première représentation a eu lieu le 24 mai 2020 dans un jardin poétique de Montbéliard.


il faut s’inscrire auprès d’Estelle 


pour le 19 et le 21 juin  2020


estelle.chardon@theatredelunite.com


Voici ce qu’en dit L’Est Républicain



Déconfinée, l’Unité fait son théâtre au jardin

Sept comédiens, qui participent d’habitude, à Audincourt, aux fameux kapouchniks créés par le Théâtre de l’Unité, ont pris ce dimanche la clé des champs : ils ont joué au vert, devant cinquante spectateurs masqués, dans une propriété privée. Une première tentative pour faire renaître le spectacle vivant.


« Ça fait un bien fou ! ». D’un côté comme de l’autre des planches - en l’occurrence une simple table posée au fond du jardin - les avis sont, en ce dimanche après-midi, unanimes : au-delà de sa qualité, indéniable mais inégale, le spectacle proposé par le Théâtre de l’Unité met du baume au cœur. « On n’en pouvait plus de ne pas jouer ! », glisse, dans un sourire, un comédien. Dans le public - 55 personnes, assises, masquées, sur des tabourets éloignés -, les applaudissements éclatent à l’issue de cette heure et demie de représentation impromptue. « Partager, enfin, quelque chose avec les autres, quelle joie. Ça nous a manqué de vibrer et rire ensemble ! », résume, émue, une spectatrice.

« Je voudrais pas crever »

Comme la plupart des membres de l’assistance, elle a été conviée par le Théâtre de l’Unité, la troupe audincourtoise pionnière du théâtre de rue, dans ce jardin d’une propriété particulière et familiale de Montbéliard. Comme bien d’autres spectateurs, elle est aussi une habituée des kapouchniks, ces saynètes théâtrales tirées de l’actualité et jouées habituellement environ une fois par mois au studio des trois oranges d’Audincourt où la compagnie est installée. En plein air, et bien qu’ils aient intitulé cette performance « côté jardin », les deux codirecteurs de l’Unité, Hervée De Lafond et Jacques Livchine , accompagnés de cinq autres comédiens, rééditent donc ici l’expérience, improvisée et foutraque, des kapouchniks.

Chacun raconte donc, entre drôlerie et tristesse, ses aventures ou mésaventures de confinement et ses histoires de famille. Jacques, très en forme, déclame du Boris Vian avec une conviction absolue (« Je voudrais pas crever »), une scène du « Médecin malgré lui » s’invite sur les planches, de même qu’un pangolin géant (Clément Dreyfus, hilarant), cornaqué par un vendeur chinois ! La palme revient au sketch où le président de la République, son épouse et leur traducteur en langue des signes nous expliquent à quel point la crise sanitaire a été bien gérée… « En même temps », c’est grinçant et trop drôle !


Sophie Dougnac







1 - Chez Marie Pierre  24 mai 2020

2 - Japy  19 juin

3- Japy    21 Juin










photo :LouPée



Cher Hervée, chère Edith, cher Jacques,


Je vous remercie de cet excellent moment, qui est venu, occasionnellement, rompre le monotone ennui de l’information. Nous découvrons chaque jour, au terme de chaque annonce coupée du monde — et nous sommes le monde — que nous accumulons le défaut chacun de n’être pas.


Aussi l’apparition de quatre gendarmes m’ont remis en position de goûter aux films noir et blanc, muets de l’entre-deux guerres, pour ma part issus des studios des grandes compagnies. Merci aux acteurs de m’avoir présenté la bêtise hilarante de leur personnage, à laquelle j’ai cru un instant.


Merci au poème, aux auteurs, lus pas Jacques, à la langue russe, ce fut un grand moment  à mes yeux. Aussi, j’ai cru un instant, replongeant en instantané dans le siècle classique, que je venais de quitter, revisitant Descartes, j’ai cru, oui, que nous allions déboulonner la statue du commandeur.


Je vous embrasse, yves.