Belle NUIT

 
 


les autres représentations



28 décembre. Audincourt La Filature . N°22


photos Lou Pée








Cas de figure exceptionnel, nous sommes les organisateurs

Gros travail en amont .

Technique : rassembler le matériel, le Molocco nous prête la sono, Ma scène Nationale quelques projecteurs, le reste il faut le louer.

On est allés chercher à Epernay 80 chaises longues que nous prête  Mécanique vivante d’Ales.

Il faut emprunter la contrebasse à l’harmonie et un archet à Togonal.

Il faut faire la com, imprimer les billets etc


Une avance de 8000 € a été provisionnée par PMA pour refaire un festival des compagnies qui ont été en résidence, mais vu qu’Audincourt s’est retiré du projet , on n’a pas assez et on demande l’autorisation de s’en servir pour une Nuit Unique.  Faut dépenser l’argent avant 2019.


On avait négocié la Roselière à Montbéliard, mais d’une part ils nous prenaient 4000 € ; d’autre part la paille était interdite, on apprend par hasard que la Filature est libre après Noël.  Et c’est gratuit.  Vive Audincourt.











Les locations sont un peu lentes, la place est à 19 €,  le public du Kapouchnik n’est pas prêt à l’aventure, mais on finit par remplir, environ 200 personnes.



On doit tout faire,le cattering, les repas des comédiens, payer les voyages (1450 €  environ)


Finalement on va perdre 2000 €.








La veille du grand jour :  Léonor doit se faire opérer d’une appendicite, elle ne sera pas là.  Anne de Broca est malade. 

On persuade Mélanie de venir de Morlaix et de chanter avec Garance, elles vont toutes deux répéter dans le train.











On a un nouveau régisseur son vu qu’Eric est en Ethiopie. C’est Florian Lejeune qui a vu la Nuit à Maxeville qui le remplace.


Le lieu a du cachet, ancienne filature Japy, restauré par la Mairie.


C’est une belle séance,  car la paille est vraiment un plus au niveau du silence. Le public ne passe pas sur scène, les chaises longues délimitent bien l’espace.










On n’est jamais dans le noir complet , car l’éclairage public du parc passe à travers les vitres .


Il y a bien sûr des ratages, et on doit vraiment revoir la fin, mais le spectacle se fluidifie, on entend de mieux en mieux les textes.


Beaucoup de personnes sont venues de loin, Paris, Clermont Ferrand, La Rochelle,   Lyon , Besançon, Délémont.


Le petit déjeuner a posé des problèmes , machines à café en panne .


Le rangement est monstrueux, on a 4 vacataires , mais Mael, Claudine,  Estelle enchainent  une nuit blanche et une journée presque complète



On reçoit mille compliments, c’est bien, mais on voudrait surtout continuer de jouer cette Nuit, et seuls les professionnels directeurs d’institutions  peuvent nous programmer .

Mais ce n’est pas facile pour eux: trouver et équiper un gymnase, jauge de 200 personnes pour un coût de 8800 € sans la technique et tous les frais de voyages  et d’hôtels. Il faut être timbré et passionné. Ils sont peu nombreux en France . 



Lucile Chesnais nous écrit



Je sais pas aujourd’hui je suis bien, impression encore plus que d’habitude que j’étais suspendue/ailleurs, je pense c’est le fait d’avoir pas dormi et d’avoir eu aucune tentation vers le sommeil, j’étais éveillée comme un coucou !! 

J’ai trouvé les filles Cath, Julie, Charlotte, Lucile, magnifiques, d’une élégance et d’une présence. Fantazio bien présent aussi.

Et Ludo comme toujours à 400% et d’une justesse. Enfin ils le sont tous et toutes !

J’ai trouvé Garrance et Mélanie, malgré leur première fois ensemble, qu’elles étaient bien ensemble…

Et ces chants … ils sont en réalité pour moi d’une force incroyable avec la force des voix et de la prestance de l’équipe, ça me bouleverse...


enfin c’est vraiment unique ce que vous avez là… Est-ce parce que j’étais bien éveillée tout du long donc j’ai carrément vu qqch d’un autre point de vue ! Je comprends pas qu’il y ait pas plus de monde qui jouent le jeu et plus de scènes nationales ou théâtres…

qu’est-ce qu’ils restent à faire des formes typiques, c’est quoi le théâtre pour eux ? Remplir à tout prix une salle ? Avoir des articles de presse ?

Comment tu ne peux pas choisir de faire vivre ça à ton public ??

Je comprends vraiment pas et ça me donne encore plus envie de me battre contre cette habitude de programmation bien cadré, bien dans les règles !



Un   mot sur Facebook 


J’ai adoré cette « Nuit Unique » du Théâtre de l'Unité, suspendue entre sommeil et rêves. J’ai peu dormi et pu ainsi profiter de toute la poésie de ce spectacle exceptionnel. A voir ou à revoir  Christelle Ducommun 


Une autre femme, radiologue, glisse un billet dans la caisse des livres, elle veut nous aider, et ce n’est qu’hier que j’ai constaté que c’était un billet de 50 €