Musication générale Audincourt

 


CHRONIQUE DE LA JOURNEE  Du 21 JUIN 2012


C'est grave docteur, très grave. 

J'avoue  :

Nous aimons rencontrer le public, le toucher, décaler, être là où il ne faut pas,  surprendre les gens,  les étonner.

On est dans la marge de la marge du théâtre

loin de toutes les valeurs habituelles,

c'est ça la maladie,  pratiquer le théâtre illégitime, on ne sait même pas si c'est du théâtre, mais on s'en fout.

Et nous avons rencontré nos homologues en musique.

Car Marc Togonal pense beaucoup plus aux populations du pays de Montbéliard qu'à sa carrière de musicien international. Et son associé Vincent Nommay a une générosité, une abnégation inégalables, sans oublier Jean FFrançois Erard de l'harmonie municipale qui a joué le jeu et qui possède des ensembles de cuivres, de bois d'un très haut  niveau. 

C'est une chance inouïe pour le pays de Montbéliard et le maire d'Audincourt semble avoir bien compris que la notoriété d'une ville, son bien- être, ce sont ses choix culturels.


C'est la conjonction de ces paramètres qui a fait la réussite de la "musication générale".


Le concept de base : ni micro, ni sono , est bien trouvé. 

Attends,  c'est trop, écouter la musique sans amplification, sans larsen, c'est une concept -bio de la musique, le retour aux sources.

Et contaminer de musique la ville, dans les endroits les plus inattendus est une grande mine de surprises.


Nous avons terminé cette journée commencée à 7 H du matin totalement harassés, il y a eu quelques couacs bien-sûr , c'est normal, mais  aussi de si grands moments  qu'on en oublie vite les quelques dysfonctionnements.


Pour mémoire la brigade , c'était par ordre aléatoire,


1-Yousri

2- Michèle

3- Eric

4- Marjo

5- Zéki

6- Léa

7- Charlotte

8- Cécile Dassier ( tout juste débarquée de New-york)

9- Isabelle Sosolic

10--Jacques

11- Hervée


Ce son t plus d’une centaine de musiciens amateurs comme professionnels que nous avons accompagné.



Si ça avait lieu de nouveau, du red bull par pitié, mais surtout deux équipes

et des temps de repos entre les actions.


Le temps est moyen, mais l’après midi pointe de chaleur à 29°C, puis orage qui va un peu perturber le final.




7 H du Matin Place du temple








Image assez surréaliste., ce n’est pas le quantitatif qui compte, c’est le symbolique;





  Les Bus coupent leur moteur pour écouter









  Les travailleurs du matin sont subjugués.





8 H

Symbolique, les pompiers ne sont pas là, malgré un échange de lettres avec la hiÉrarchie, la négociation n’a pas abouti.


9 H ACCOMPAGNEMENT MUSICAL DE LA TOURNEE DU FACTEUR


  C’est passé en boucle sur France Infos à partir de 6 H 30.  On va au centre de tri postal, le promu s’appelle Laurent Schwartz, très sympathique.



















10 H

FAURECIA, la plus grosse entreprise d’Audincourt, spécialiste des blocs avant. 900  employés. ACCES CONTRÔLÉ. INTERDIT AU PUBLIC




Emilie Havret Elle sera notre précieux guide tout au long de la journée. Nous allons intervenir à 3 pauses différentes : 10 H 30, 14 H 30, 22 H  dans 3 ateliers différents.

Il faut surtout se fier aux nombreuses règles de sécurité, les piétons n’ont pas la priorité, il faut respecter les stops piétons ainsi que les itinéraires balisés. Nous devons enfiler des coques spéciales par-dessus nos chaussures, sans oublier les véhicules qu’il faut garer en marche arrière pour être prêt à fuir en cas d’incendie.






L’écoute est excellente malgré le ronronnement des machines, une femme nous remercie: «j’aurais connu ça avant de partir à la retraite après 40 ans de maison ».


11 H 30


LES GRANDES SURFACES


On a demandé l’autorisation, on ne l’a pas eue. On a décidé de passer outre. On a décidé d’acheter des bricoles pour ne pas être expulsé trop tôt. On doit faire des images  et chanter «j’y vais ou j’y vais pas» de plus en plus crescendo.








Le patron m'interpelle, c'est quoi exactement ? Je lui réplique que nous avons demandé l'autorisation , mais qu'il a refusé sous prétexte que cela allait ralentir les ventes. Et alors ? Pourquoi vous êtes là ?  Je lui explique que les artistes sont toujours des délinquants et ne se soumettent pas. Les clients applaudissent un de nos chants, il lâche l'affaire.



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