TOUT A CRAMÉ

 
 
 

Il faut juste se méfier des surestimations du lendemain.


On est tellement content d’avoir terminé, d’être allés jusqu’au bout, d’avoir passé les obstacles, d’avoir respiré l’atmosphère  douce suivie de sa barbarie finale, que l’on s’auto félicite les uns les autres.


Et on s’embrasse... et on se dit bravo, et les gens disent bravo et Jeanne insiste “ je veux vous revoir”.


Non Jeanne , c’est fini, il est rare que même ayant vécu des moments si forts,  on puisse se revoir.


Trop d’images, je n’arrive pas à m’endormir, l’adrénaline ne se dissout pas.






Petit conseil de guerre, BIT, lecture du conducteur. Hervée a passé trois jours à disposer dans le temps et l’espace les 19 actions BIT.

Elle est très nerveuse, car j’ai demandé un  ou deux changements dans le déroulé,  elle menace de repartir en train.


voir le déroulé en détail


Donc nous allons jouer 9 H de suite , chacun sait ce qu’il a faire, la centaine de costumes est classée par catégorie. 



Un film  de 4minutes 40 “ qui résume bien






Vérification de Fred en dragsqueen.

La Maire de Pau, arrive carrément à l’heure, en tenue décontractée, elle sait que pour Berlioz, il faut être nature, elle ne se laisse jamais démonter par Hervée qui sort pourtant la grosse artillerie.  Elle appelle Hervée Cheftaine.








le tapis rouge vivant. Elle refuse de piétiner les artistes. Il est vrai qu’il est extrêmement long ce tapis rouge.






Petite station dans la cabane qui pleut.








La Mairesse, Martine,  menace les flics fumeurs de pétards de sanction.

Ce petit bout de femme est tout de même maire d’une ville de 80 000 Habitants, elle succède au bien connu André Labarrère.






Petit coup d’oeil sur la niche en os de mouton.


A midi les compteurs de visiteurs marquent 400 personnes, et c’est peu à peu que la friche va se remplir. 


Vers 16 H, ça  y est, tout fonctionne.



L’atmosphère est toute douce.







On a caché les musiciens de l’orchestre de Pau dans les buissons.  (Romuald)







Annie Gasciarino








le groupe des Roms.









Les alpinistes à l’horizontal.







Puis la sieste.








On a voulu cette atmosphère poétique sans aucune sonorisation.


Autres photos de la sieste. cliquez





Nathanaël Petitjean  s’est occupé du décorum, que l’on voulait classe










Hélène Sanier s’est occupée des slogans  qui parsèment le site et alentour. 








Le public déambule calmement et découvre les 38 cabanes.








Je n’ai même pas eu le temps de les prendre en photo, ici c’est la piscine de refroidissement de la centrale nucléaire de poche








Le match d’injures








Puis la dramatisation commence à partir de 18 H. Les commandos de destruction se mettent en place , les pyromanes préparent leurs artifices. Le ton se durcit.






Manif blanche puis la BIT crie ses détestations et envahit le terrain en hurlant “on va tout péter”.

La BRigade poèmes grenades déverse du Michaux et du Artaud.

Cela devient chaud, la nuit est tombée.






et voilà ce que deviennent les cabanes dont certaines ont demandé des centaines d’heure de travail.







ça brûle de partout, le public fuit acculé par la chaleur qui est énorme.







Partout on hurle , Mortel , trop mortel !








Puis c’est le bal déchaîné le plus court du Monde. 8 minutes endiablées.




La moralité de tout ça ....

Berlioz, ils ont la foi ces gens-là.

On avait fait un monument de remerciements  aux bénévoles, plus de deux cents noms.

Mais ce qui est fou, c’est qu’il y a les retraités et les jeunes qui ont envie d’en découdre.

Une mixité sociale, les pros et les amateurs.

Il y a là une formidable énergie, ils nous portaient, pas de plainte, aucune fatigue.  Ils se donnaient à fond.

A la fin, la grange, notre quartier général ressemblait à un vestiaire de football après une victoire.

Sales, suants, épuisés, on avait la sensation d’un retour de guerre.

On se précipitait pour boire le rhum arrangé de Didier, les carafes de vin, on s’empiffrait de pruneaux et d’oranges séchées.


Quelle foi, quelle efficacité, quelle prise de plaisir.


Ce que nous avions imaginé et rêvé, nous l’avons réalisé à 99 % , c’est assez rare tout de même.


Y a t-il d’autres Berlioz en France ?


Je n’avais quasiment jamais vu ça.

Peut être A St Quentin en Yvelines, dans les années 1975, pour le carnaval des ténèbres , nous entraînions nous aussi des centaines de bandes.



FIN PROVISOIRE.


Il faut que je fasse un chapitre cabanes. J’attends les photos.



L’article de Sud Ouest du 17 oct  



Samedi, entre 20 heures et 20 h 30, la MJC Berlioz a joué avec le feu à l'occasion de « Mortel », un projet culturel mené avec les habitants en partenariat avec le Théâtre de l'Unité et les Commandos percu.

Des cabanes, construites au fil des mois et rassemblées sur un terrain vague - terrain Lauga - près de l'avenue de Buros, ont été successivement incendiées. Des brasiers hauts de plusieurs mètres sont nés sous les yeux du public qui a atteint au plus fort de la soirée 1 200 personnes réunies sur le site.

Les spectateurs ont frissonné, certains bénévoles, munis d'un extincteur, ne cachaient pas leur appréhension, mais tout s'est parfaitement déroulé.

Frissons et extincteurs

Le spectacle s'est terminé par un show musical et pyrotechnique fantastique du groupe toulousain les Commandos percu. Le calme est revenu peu après 22 heures.

Entre-temps, aux alentours de 21 heures, une équipe de sapeurs-pompiers est arrivée… quand tout était éteint. Ils avaient été prévenus par des habitants d'autres quartiers.

L'événement ne figurait pas dans la liste des manifestations à surveiller par les secouristes. Le site avait pourtant été visité par l'agent du Service départemental d'incendie et de secours chargé de la prévention.

Au final, la MJC Berlioz a, une fois de plus, réussi son coup : fédérer les habitants autour d'un projet culturel, étonner le public et jouer avec les limites tout en proposant une réflexion sur l'habitat éphémère.


 

commentaires tirés du journal


Txu Txu


"encore de l'argent qui part en fumée,la mjc berlioz a l'habitude..;; "


Il s'agit d'une association Loi 1901, pas une succursale de la Banque de France!!!


Pimprenelle

Pour une telle action de feu (brûlage de déchets, sans autorisation, sans présence d'un piquet feu compétent avec moyens armés mis en place ) , un particulier se prendrait au minimum un rappel à la loi. Pourquoi toutes les imbécilités sont-elles admises quand ça vient du secteur des associatifs ?


tarzane


encore de l'argent qui part en fumée,la mjc berlioz a l'habitude..;;

 


Jacques Livchine


Oh les méchants commentaires. Faudrait peut être se renseigner avant d'écrire n'importe quoi. Toutes les cabanes étaient fabriquées en matériau de récupération, cageots, palettes, déchets divers.

200 bénévoles sur le coup, des gens qui se sentent bien ensemble.

Evidemment, si vous voulez mesurer la rentabilité de la poésie, c'est sûr que ce n'est pas rentable.

Vous préférez un quartier mort, où rien ne se passe, encéphalogramme plat.

Avant que ne meurent les cabanes, 5000 personnes sont venues leur rendre visite.

Vous nous proposez un programme de vie assez sinistre. Sans Art, sans Amour, sans humour. La sécurité c'est ça votre rêve ?


(Mon commentaire a été supprimé par le modérateur, comme ne respectant pas la charte, c’est comique non ? )


 

jeudi 12 juillet 2012