Chronique Macbeth(s)

 
 


N°1


29 MAI 2013   AUDINCOURT BOIS DES CANTONS



La veille nous avons vécu l’apocalypse, pluie constante, et forte. On joue, mais la poésie s’en va. Trop de bruit de pluie. Nous sommes transis, le cercle du début ne veut pas s’allumer. C’est bon signe, la veille d’une première faut que cela soit mauvais.





Xavier qui joue Banquo,    s’installe dans  son trou de spectre. C’est une photo de coulisses, le public ne le voit pas.




mais le 29 au soir, miracle. Il fait frais , mais il ne pleut pas.

C’est une séance gratuite, on a invité et invité, mais cela ne se presse pas aux portes.  100 personnes.


L’attachée de presse Sabine Arman  arrive avec dans ses bagages,  5 journalistes, Libé, L’Huma, Rue 89,  le théâtre du Blog , toutelaculture.com et encore un autre blog culturel, Troiscoups.com  Yannick Marzin, directeur de MA scène nationale est présent.

Faut pas louper notre coup.


C’est tout de suite magique, nous jouons clairement, sans trop de fautes.

Un projo qui ne s’allume pas, le salut dans le noir complet, mais disons que ce sont des broutilles. Pour nous, pas d’excuses, nous assumons cette représentation.  On s’auto note 12,5/ 20.


Le super Thibaudat, l’ex de Libération, un critique à qui on doit beaucoup de choses pour ses articles  fait paraître une chronique dans Rue 89.


Les gens restent pour le  whisky final,  on sent que l’on tient le bon bout. Dana la fille de Jacques Livchine fait quelques remarques que nous trouvons judicieuses :  supprimer la musique enregistrée du banquet, la remplacer par un son de trompette à la bouche, supprimer le micro du roi à la fin.


Démontage. Dîner, coucher à 4 H.


une vidéo de deux minutes sur daily Motion




N° 2   30 MAI 2013.


Première représentation avec billetterie.

Ne manquent que 6 personnes.  Donc nous sommes plus de 120


Préparation : 17 H débriefing

Départ en forêt : 20 H

On a partagé les tâches, chacun sait ce qu’il a à faire. Le chargement est compliqué, puisqu’il y a six lieux,

David Farine dirige les opérations pour la scène nationale, il est escorté de David Cardot et Justine



Carrément du beau temps.  Mais les chemins restent boueux et de nombreuses flaques d’eau.

La représentation se tient bien, sauf que le public traîne un peu la patte, six minutes d’attente avant de débuter les scènes.

Un spectateur fait un malaise vagal ou une intoxication alimentaire, on doit appeler les pompiers, l’évacuation se fait discrètement grâce aux compétences de notre David Farine qui a fait ses débuts avec nous il y a 20 ans, et depuis est devenu un vrai chef avec de plus une formation de pompier.


Cela se passe bien sauf une collision d’un acteur avec le public,  et le malaise ci dessous.


Hervée trouve que c’était un peu plus mou, mais peut être meilleur pour l’écoute du texte.


Je ressens un certain enthousiasme du public,

des vraies félicitations joyeuses, notamment Jocelyne Ricci, maire adjointe à la culture de Montbéliard.


et des mots qui nous parviennent, 



La fatigue est énorme, on mange les lasagnes à 2 H du matin sans le moindre bruit.





Le cercle de feu des sorcières.




N° 3. 31 mai 2013. 22 H Audincourt  Il pleut


Conseil de guerre. S’il pleut vraiment trop, on ne jouerait que le début et la fin.


Répit pendant l’après -midi. Mais à 21 H 30 cela reprend.

On n’a pas de loges abritées, on attend 1/2 heure debout dans la pluie.

Il ne fait pas trop froid 12° C. On décide de tout jouer.

Pour moi cela commence mal, j’ai tellement peur que le cercle ne prenne pas feu, cela me déconcentre, et je fais un roi bafouillant.


Par moments la pluie augmente,  au final elle s’arrête définitivement.

Il y a des erreurs,  encore quelques effets techniques qui ne partent pas, le spectre de Youssri, l’arbre qui décidément ne veut pas prendre feu, des projecteurs qui rendent l’âme en cours de route, mais je perçois un début d’enthousiasme du public présent, la pluie a ajouté un soupçon d’héroïsme.

Je relève un compliment qui me plaît « ce spectacle on  ne le retient pas dans sa tête mais dans sa peau».




N° 4, 5 et  6    Mulhouse. Scènes de rue. 18 au 20 juillet 2013.


Directeur Fred Rémy.  Coordinatrice Emanuelle Téléga.


Répétition le 17.

un désastre.
Nous sommes déstabilisés par ce nouveau lieu. Forêt du Waldeck chemin du bois .

Yazid dit Yaz et Stéphane dit Stan nous donnent un coup de main.  On les fait bosser comme des malades.  Débroussaillage et cie.

coucher 3 H 30.

dur.

photo julie cazalas



18 juillet 13  22H 35 on débute en retard, arrivée du bus etc.

La magie est là, on entend le texte, la fable, la  température est de 23 °C. Même que ça rit on ne s’y attendait pas.  Catherine est soignée par les pompiers pour une petite brûlure à la main

Standing ovation à la fin. cela m’émeut. Je rentre si tard que je croise à 4 H 30 les bus de ramassage Peugeot.  Quelques pros présents. Ils auraient bien tort de ne pas prendre ce spectacle. (Marcos, Mona Guichard , Cherbourg, et St Médart en jalles)


19 juillet  on démarre à 22 H 16. le spectacle dure 1 H 56.


3 comédiens sans voix dont un en extinction totale. O chance extrême le futur remplaçant de Xavier, Fabien Thomas, accepte le challenge.

Séance marquée par la perte du public qui prend une fausse piste due à des champignons lumineux allumés trop tôt.

Spectacle très sportif. Deux heures d’installation des cinq lieux, souvent on doit faire 4 fois les 700 mètres qui séparent le lieu 1 du lieu 5. Les jambes sont lourdes. Il fait 29 °C la journée, un peu d’orage menace mais ça tombe pas sur nous.  Séance moins parfaite que la veille.   Hervée est déstabilisée par le public qu’elle va rechercher en sprintant.  Catherine tente des pistes de Lady Macbeth, elle approche doucement.  Encore une standing ovation. Le verre de whisky de la fin marche très fort.   Songy est là.  Franchement, avec Hervée nous nous félicitons nous -mêmes. On a le spectacle que l’on voulait. L’équipe est en forme, on rit, on se moque.   Il y a toujours des petits réajustements à faire.




20 juillet  : On démarre à 23 H 22.  Nous sommes troublés, le régisseur principal qui nous aidait admirablement est en garde à vue depuis 18 H.  Fred envoie quelqu’un pour nous aider.  La pièce continue de gagner,  je trouve toujours la scène des spectres pas assez paf paf. Dès que l’on veut être trop explicatif on tombe dans un autre défaut, le manque d’urgence.

On fait un rituel whisky hyper -rapide, il est 1 H 30 et le bus attend.







le rangement est hyper lent, et les comédiens qui ont dîné à 20 H 30 remangent sandwiches, jambon etc.

Ils veulent retourner au bar du festival, Hervée et moi on part à 4 H , eux vont se coucher à 6 H 30.

Les jambes sont tourdes, avoir une scène de 1200 mètres d’ouverture, ça se paie.








N° 7 et 8  .  Wolfskirchen  (57)     26 et 27 juillet 2013


Forêt du gros chêne appartenant  la mairie (Roger Walh) .







Evénement la sarre à contes.

Repérage le 25 juillet pour attribuer les 5 lieux.  Hervée est monstrueusement nerveuse, ne fait confiance à personne, malmène l’organisation de  Yann Rick.

C’est aussi le remplacement de Max par Vincent Jeudy, donc il faut faire un filage.

On s’installe, il fait chaud 33° C , il est 17 H. Le traiteur nous sert une  omelette à la viande à 20 H.









tout le monde trouve que ce n’est pas suffisant. Mauvaise humeur. Jacques n’en peut plus des installations -désinstallations dans un bordel total.


22 H le 26 juillet

ça craint car l’organisateur convoque le public à 21 H pour une ginguette musicale, il fait chaud,la tireuse à bières fonctionne à plein.

Beaucoup  de monde pour le confort de vision.

ET puis public très en forme , prêt à une promenade ludique mais pas Shakespeare.

Accident de parcours : la ginguette et le groupe électrogène s’allument en plein milieu soi disant que le maire avait envie d’une bière. Nous sommes outrés par ce manque de respect.

On le sent à la fin, accueil très mitigé, le mystère n’y était pas, les gens allumaient sans arrêt leurs lampes.

pourtant on joue bien. Vincent Jeudy n’arrive pas à tirer le final vers le haut.

Heureusement , une amie de 35 ans, apprécie, ça fait du bien.

«je ne peux plus imaginer que l’on joue Macbeth dans un théâtre, c’est vraiment une superbe idée, la forêt, la nuit. Deviner les personnages qui approchent dans l’obscurité, le visage déformé par la lumière et la haine, et réussir de rendre le texte accessible et proche et audible. Bravo»

Enormes tensions car Jacques veut gardienner la nuit et ne pas ranger le soir même.

Toute l’équipe est épuisée, et voudrait bien suivre la proposition de jacques mais hervée  fait quasiment une colère. Alors on range à moitié. Jacques veille sur une couverture, vers 4 H 15, il fait trop frais termine la nuit dans le 20 M3, voit un blaireau.

Le lendemain matin hirsute et pas lavé Jacques part chez Leclerc acheter 40 litres de pétrole et charge 150 litres de sciure chez le menuisier Freddy, on en avait pas prévu assez.


Faut vraiment 3 sacs de 100 litres de sciure par séance : a) le cercle, b) le chateau. c) le final



Hervée est contre le gardiennage la nuit, elle nous propose un système  avec 3 binoomes de 2 techniciens qui installeraient et démonteraient, car c’est vrai nous sommes tous au bout de la fatigue, la chaleur , les kilomètres, le poids des accessoires.


Le repas de midi à la taverne du renard est bon , ouf, et tient compte des cinq exceptions  alimentaires.



22 H Le 7 juillet


Hervée gère mieux son public, les emplacements de vision sont plus grands puisque la jauge dépasse les 150, pas d’incident notoire sauf une voiture qui traverse l’espace de jeu.

On joue bien, il fait 25°C, le public n’allume pas ses lumières, cela passe bien, cela se sent aux applaudissements.

On loge à la petite pierre dans un VVF. Ce pauvre Ludo est réveillé par les ronflements, on doit lui prendre une chambre individuelle, le repos est primordial.




REPRESENTATION : N° 9, le 16 octobre 2013 Lons le Saunier



15 octobre   la répétition.


Déluge, on installe et on remballe.

La pluie se calme vers 20 H 30 , mais trop tard, nous renonçons



16 octobre  


Pourquoi la pluie arrive exactement à 20 H 30  ?

Surbooking : on monte à 170 au lieu des 140 prévus. Daniel Andrieu de Sotteville, Frank Eric Retière de Briançon, Pedro Garcia de Chalon, Claire du CDN


Séance épique, incroyable.







La pluie ajoute au drame. Les véhicules s’enlisent. Je me crois à Verdun.

On le fait tout de même, on applaudit le public à la fin.

Ambiance de désolation dans les loges du centre aéré à l’issue du spectacle.



10 . Le 17 octobre  2013




Bonne météo. Séance assez magique, avec un  peu de lune. Un car d’adolescents excités fait peur mais Hervée saura les calmer.


Le système de régie se met en place, nous n’avons plus à faire 2 kms pour ramasser nos accessoires,  ouf n’empêche que la récupération physique ressemble à celle d’un footballeur. On mange plus que d’habitude.


Présence de Vélizy  que l’on ne voit pas à la fin, et de MP Auger du 104 .


On reçoit une lettre magnifique de de Frank Eric   Retière



Photos de Julie qui montre que les visages sont bien marqués par la fatigue.







N° 11    Lons



18 octobre. 20 H 30


conditions idéales, la jauge est pleine. 12°C  Pour nous ça roule , ensuite il faut décrypter le succès.

Succès public, ça se sent ,

possibilité de rejouer chez d’autres , on a eu pas mal de visite

encore ce soir : Morizur du Fourneau de Bretagne, Kees Lesuis, de Oerol, Claude  Guinard des tombées de la nuit. (Rennes).

ET le nouveau système de rangement marche,  à 1 H on peut se coucher, 6 techniciens rangent à notre place, 


Paul

Benjamin

Claudine


et

Kantor

Erwan

Stéphane


Ils nous ont trop bien aidés, on leur offre à chacun une bouteille de whisky c’est justice.


IL faut évacuer le centre diocésain avant 9H.








La suite, Macbeth en 2014