On reçoit la promotion 7
 

FAIAR . Séjour à Audincourt    16 au 29 octobre 1017



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premier jour




Ne jamais faire pareil

éviter le tour de table ennuyeux où l’on oublie tout tout de suite

se placer dans un lieu inhabituel

on part chez Hervée 

Cérémonie d’accès selon Goffman

comment être ensemble


On essaye différentes manières  : les 15 questions à Marion Pastor une des plus jeunes .

Demander à quelqu’un un discours libre de 3 mn sur le théâtre

Par de simples regards one met d’accord que c’est sur Jean Eisch   que cela tombe

Rien n’est probant

On demande un coup de gueule à quelqu’un , cela ne sort pas

Jacques tente de deviner une personne en la regardant  , où vit elle, comment vit elle, petit ami ou non? Origine sociale ? Jacques se  plante c’est Lili Doscher qui a été choisie.






Trop bizarre de déchiffrer  un groupe

César Roynette est en short.

Morgane Audouin a une coiffure spéciale

Sophia Hernandez , on voit qu’elle n’est pas française

Non, on ne peut pas accélérer le temps, faut que cela vienne .

On ne fait pas connaissance artificiellement


“il n’est point d’art pour déchiffrer une âme sur un visage “ Shakespeare



La FAIAR  Promotion 7


Morgane Audoin : une grosse expérience dans le jeu théâtral

Lidia Cangiano  : puits de culture, parle  5 langues

Marie Capdeville : Ja jeune qui pose des questions

Lili Doscher  ; l’allemande mystérieuse et qui réfléchit

Jonathan Durieux  dit Johnny Seyx   physique, alerte

David Eichenberger  jean Eisch  : réservé

Sophia Hernandez : ailleurs

Lola Longouest : la jeune de Sooteville

Maeve Longvert :  Pratique, solide, expérimentée , profonde, mère de famille déjà

Laetititia Madancos : n’en pense  pas moins

Marion Pastore :  ne veut pas lâcher prise

Camille Mouterde : appétit de vie

Maëlys Rébutinni :  très physique, et bien dans son corps, pas vu ses oeuvres

César Roynette : belle épaisseur sociale










Rôti de veau à midi

et pour les végétariens un pain de courgettes

le groupe aime les fruits, pour une fois le raisin  s’en va



l’’après midi   tour de table sur grande options à prendre.

Pas de vraie passion pour l’instant.

des balbutiements



Partage du groupe en 3



Thème choisi  harcèlement, deux heures pour créer une forme sur ce thème.

y a du théâtre, de la concentration,

mais  c’est un peu frileux.







Marion et David  dans la scène dite des pâtes.



Jour 2. Mardi 17 octobre 2017


Hervée réunit le groupe

: Vous êtes trop sages,  trop timides ;  jamais de la sagesse ne peut jaillir la moindre oeuvre, elle les engueule carrément.

Je fais baisser la tension en ajoutant : essayez donc de critiquer Hervée, vous verrez..

Hervée dit : ce n’est jamais agréable de se faire critiquer.


et ils partent tous aux 3 oranges pour  un cours de théâtre  plus classique, formation aux Brigades, des exercices d’Eugénio  Barba etc et Taïchi si cher à Hervée.







Le groupe revient totalement détendu , la glace se brise, ils parlent plus fort, on est encore au round d’observation mais ça bouge.

je suis déstabilisé : je reconnaissais Laetitia à sa boucle d’oreille gauche, elle l’a enlevée. Je demande qui est Maëlys,  son visage m’avait marqué hier, mais je n’arrivais pas à lui mettre de nom. Marie n’arrête  pas de poser de questions, quelqu’un qui pose des questions, c’est si rare, cela m’amuse. Elle veut tout savoir.

Cela passe du groupe informe à un groupe d’individus.

Lilli a des grands yeux bleus étonnés. C’est une allemande du Nord de l’Allemagne.


J’ai fait le repas : chou aux pommes pour les végétariens, et filets de poulets au vin blanc pour les autres. J’ai fait du riz pour 12 alors que nous sommes 20  à table, alors il en manque, mais d’habitude il reste toujours du riz. Le groupe a de l’appétit .




Cercle de l’idiotie l’après midi : Hervée et moi parlons beaucoup d’une direction que nous avons envie  de leur faire prendre, la visite décalée d’Audincourt, mais en profondeur.

Rentrer dans des lieux, tel serait le défi.

Nous sommes dehors il fait très chaud.

Je dis que je souffre de rester en surface

Il n’y a que pour les 80 ans de ma mère que nous sommes entrés dans des logements d’Audincourt.

On parle

On anecdotise

on a tellement de souvenirs, on a fait tellement de choses, carrément tout fait ou presque.

Je suis anxieux, tout le monde est attentif, mais rien ne se passe.

Alors maintenant  c’est à vous : lancez des idées … N’importe quoi, mais tout de même dans le domaine du faisable, pas d’hélicoptères s’il vous plait.

C’est amusant, on dirait une machine à imaginer, cela démarre doucement, puis cela se lanc.

On demande à Maéva de tout noter.

On note les idées, pas celui que les émet.

C’est notre crédo, les idées ne viennent que dans la chaleur de l’échauffement de la parole,  et celui qui aurait une bonne idée ne l’aurait que parce que tout le monde a  parlé.

Peu à peu, le sens de la visite s’estompe. La proposition initiale est largement amendée.

On croule sous un déluge de défis :

Sophia vient du Vénézuela et va essayer de trouver des racines de sa famille à Audincourt,

elle s’appelle Hernandez, c’est jouable.

Camille veut déjeuner avec le directeur de Peugeot.

Je fais remarquer que jamais tu ne peux t’asseoir à la même table  de quelqu’un de supérieur à ton statut social. Vivre ensemble, mais non on vit  tous séparément.

Un autre veut assister à un cours de primaire et même prendre la place du maître d’école.

Un des 3 garçons voudrait servir dans un bar une journée entière.

Un habitant d’Audincourt expliquerait la recette des raves, puisqu’Audincourt est connu pour manger beaucoup de raves.

Et si ,dit César, on partirait  tous dans la vile à pied avec pour objectif d’inviter à dîner un habitant d’Audincourt à la maison Unité.

Pourquoi pas dans son lit dans ce cas là pour faire une citation  de Sophie Calle ? 



D’un seul coup Lilli éclate : on parle trop, je n’en peux plus.



On décide de se rendre au bar de l’hôtel de ville pour une petite imposture , par  table de deux, ils seraient les uns les autres manifestement homo sexuels et cela se terminerait par un Taishi.

Excitation dans les rangs.

On le fait.




Le patron se doute  de quelque chose, pourquoi autant de gens du même genre inconnus à Audincourt consommant tous de la menthe  à l’eau.

Il y a à peine un ou deux clients pour assister à la scène.

Cela se termine par le Taishi,

Le patron dit à Marie : vous êtes donc venus de la France entière pour faire un cadeau à mon bar ?


Mais est ce du théatre tout ça ?

C’est la sous -couche de préparation.

Dans ma définition de l’artiste Voyeur, Voyant, Voyou

on va faire de l’ethnologie, de l’observation, c’est la partie voyeur.

On parle  du contre-don.  Chacun doit apprendre une petite poésie à offrir en cadeau.



Pâtes aux aubergines avant d’aller au théâtre.

Lydia l’italienne me dit : c’est difficile de cuisiner ensemble, tout le monde donne des conseils dans tous les sens.

Et je ne sais pas qui a fait chauffer de l’eau froide pour les pâtes, cela met près de 30 minutes pour atteindre l’ébullition.

Casse tête pour moi qui assure les déjeuners.  Choucroute + une autre part pour les 4 végétariens. Poivrons à la tomate et à la féta.

Fatigue.




Jour 3 /mercredi 18 octobre 2017



Le matin, amélioration  de l’ action café sous la direction d’Hervée.  Changement de vêtements.  Enfin on s’éloigne du Taishi qui cette fois aura lieu à table. Je trouve les gestes trop petits.  Je demande juste qu’à un moment les cinq  couples se lèvent tous ensemble.

L’action lieu à 17 H à l’ex çafé Leffe à Montbéliard rebaptisé 1804. Le groupe est très excité car cela a fonctionné, je suis un peu rabat -joie, car à l’heure des flash mob, nous ne sommes ni dans l’innovant ni dans le décoiffant. Et puis faire l’homosexualité n’est ce pas un peu cliché facile ? D’accord, à Montbéliard ce n’est pas encore tout à fait admis.












Le soir sortie au théâtre Granit , les rois vagabonds, tout un catalogue d’acrobatie. je m’engueule avec Hervée car je dis : spectacle mortifère, tout est réglé au quart de poil,  zéro émotion, esthétique Lido, sans les  seins nus. J’abhorre.

On discute de l’évolution du projet qui n’est pas très clair pour moi. Aller à la rencontre des habitants pour les inviter à manger des raves, symbole d’Audincourt à la Maison Unité

Par groupe  de deux , ce jeudi ils vont tenter.

C’est un beau défi.

Je trouve qu’il faut préparer quelque chose à offrir à la fin du repas.

Le magasin de munitions est vide.




  Jour 4    Jeudi  19 octobre 2017




9 H 30, ils  sont là en place.


Etonnant,   tout le monde est là à l’heure.

Jacques dirige la séance.

Chacun écrit des trucs qu’il a à faire , les EPM ( et puis merde)

les choses qu’on oublie de  faire sans arrêt.

Il faut les dire de façon poétique.

puis on amplifie, on ajoute un geste sans aucun rapport, on forme un choeur , on termine par un décollage  autour d’une phrase banale de Sophia : faut que j’appelle le Vénézuela.

Pas mal.

On montre à Hervée.

Elle ne démolit pas .



Repas à 23.

Chacun a ses invités.

César est allé chercher Fernande, il y a Christian Corrouge invité de Camille

il y a Nora Kebali qui doit donner des renseignements , et aussi le LEP Diderot de Belfort

Moules frites.





Ils sont restés cinq heures ensemble. Fernande, 92 ans  et César,








et  ils sont repartis ensemble





Tout l’après midi nos apprentis deviennent des inspecteurs,des enquêteurs.

A 17 H 30

on examine la récolte.

Pas mal.

un duo  : Camille/ Lola a réussi à se faire inviter par une descendante Peugeot,

d’autres enthousiasment la mairie par leur recherche.

Où va t-on ?

Combien  de personnes au repas de Vendredi ?

C’est le défi…

Inviter 15 audincourtois à dîner. ``

Je serais étonné sils réussissent

Lilli /Morgane me font sourire, elles confectionnent  des biscuits à distribuer au lavomatic pour faire connaissance.

J’adore

Notre Audincourt terrain d’enquêtes d’apprentis de théâtre de rue,

mais où va t-on ?

Comment dépasser le cap de simples relevés éthnologiques ?





Vendredi 20 octobre  2017



Les préparatifs.

Journée bizarre.

Les 14 s’éparpillent dans la nature.

Par binôme ou solitaires.

On apprendra plus tard que Sophie et Lydia ont réussi se faire inviter à midi chez Jeanne Marie, dans le quartier des champs montants.

Lola et Camille passent tout l’après midi à dessiner une fresque un peu mystérieuse, cadeau qu’elles comptent offrir.

Je suis dubitatif.   Je n’arrive pas à préparer un repas car on ne  sait pas le nombre de convives.


























On fend la citrouille offerte par Denis un habitant de mon village et qui pèse plus de 45 kgs.

Et la soupe démarre.

Hervée se met aux nems.

Le défi est  de taille,

Accueillir  à dîner 14 personnes d’Audincourt rencontrées dans le bus,  dans la rue, à la boulangerie, à la laverie,  au porte à porte.

Il y a des promesses, mais en vérité  qui va venir ?

Lilli et Morgane ont confectionné des petits biscuits destinés à être distribués à la  laverie  sauf qu’il n’y avait personne.

Maelys en deux temps trois mouvements fabrique deux gâteaux au chocolat ( sans gluten ).

On sent la machine qui se met à marche.

La convocation est pour 19 H.

A 17 H 25 on ressemble ceux qui sont là.

Quelles tables ?. Quel repas ?  Quelle décoration ?

Quelle partie artistique?

Là, une énorme machine va se mettre en route, les 14 dans une incroyable auto- gestion se partagent les tâches sans un mot de trop.

Tout va très vite .

On est dans l’urgence.

Johnny s’occupe de la technique,  jean-David des pommes de terre.

Je rajoute deux épaules d’agneau.

Je termine l’élixir au gingembre.

ça court de tous les côtés à la fois.

Et miracle , les invités arrivent.

Tous les objectifs sont atteints.

L’intergénérationnel, la diversité.

Hervée et moi sommes éblouis.

Ils ont réussi leur pari.















Anne Lise, fille de Michel Peugeot, nièce de jean jacques Peugeot,  ex PDG de Peugeot automobiles















Suzanne l’ancienne ouvrière de la filature Japy, 80 ans







Mansoni(?) et son neveu.  Agent de sécurité qui se remet d’un accident grave.

David , Thomas, deux trentenaires.

Fernande et ses 92 ans,

Irène sa fille.










Jeanne  Marie des Champs montants

Et sur un code fixé d’avance, on change de partenaire toutes les dix minutes pour faire connaissance avec tout le monde.






Je suis abasourdi, ils ont réussi.

C’est magique,

le service est assuré.

Nous sommes 26 à table.

Tout le monde se parle.

17 ans à Audincourt, nous ne l’avions  jamais fait  ce repas intergénérationnel avec de plus des classes sociales mélangées.

Moi qui me disais que jamais je ne dînerai à la même table qu’un membre de la famille Peugeot, je suis   à côté d’Anne Lise. et je lui parle.

Camille est fière de sa rencontre,  même  si c’est un  descendant de Frédéric Japy qu’elle souhaitait.

Anne- Lise Peugeot est arrivée dans une voiture 100% électrique.

J’offre à tous ces convives  des morceaux de l’énorme citrouille.

Et la partie artistique y est.





Morgane et Lilli racontent avec beaucoup de talent leur rencontre haute en couleur avec la mère de David Abitbol.

Lydia et Sofia ont invité Jeanne Marie et Nicolas et ils entourent un arbre de tricot.



Maeva et Laetitia font une très jolie performance, un résumé  de leurs rencontres, avec images projetées.

En secret Camille et Lola font  cadeau de leur fresque  Anne Lise Peugeot.

Il est 21 H 45, la soirée s’achève.

Je n’ai qu’un regret,  à un moment j’aurais du intervenir avec un poème à l’accordéon, c’eût été le moment, mas j’étais tellement spectateur de tout ce qui arrivait que je n’en ai  même pas eu l’idée.

La cuisine est dans un état épouvantable.

Je ne vois pas comment juguler ce capharnaüm , mais là, miracle,  nos apprentis sans hésitation vont s’emparer du problème, et en moins  de vingt minutes vont ranger, nettoyer, remettre tout en ordre.

Je suis sidéré. Aucun n’est passif. Pas un garçon sur le canapé.

Du jamais vu.

Je théorise immédiatement  sur la force de l’élan collectif.

Toutes les démarches individuelles se sont rassemblées dans une seule et même direction : cette parfaite soirée.

17/20

Nous sommes éblouis par le tempérament de chacune et chacune, leur ouverture à l’autre, leur faculté de donner et se donner. 

Les apprentis ont largement dépassé leurs maîtres.

Je me sens tout modeste.



Lundi 23 octobre 2017



Se retrouver

se revoir

se raconter

tenter de se connaitre un peu plus et se comprendre.

je ne sors pas de mes crédos :

le théâ-tre se pratique entre des gens qui se connaissent bien.

La phase découverte est loin d’être achevée

Chacun raconte son week end

un groupe Chaux de fonds 

Lydia à Zurich

Morgane à  Chalons  en Champagne

et Maeva à Besançon

Ce qui m’amuse c’est que pendant de longues minutes ils ont noté le nom des établissements thermaux allemands qu’Hervée leur donnait

le Musée Tinguely

mais ils ont fait  tout autre chose.



On connaît le danger qui nous guette et va nous tomber dessus.

Comme nous avons décrété la soirée de samedi réussie

tout le monde se sent bien ragaillardi.


Tentative 1 :


allongés sur le sol des 3 oranges

rêvez comme vous le sentez -à voix haute - les 8 minutes de l’intervention du premier novembre à Marseille.

Hervée note :

Matière non verbale, bâches,  naissance de la vie , formes mouvantes,cosmonaute,  brouillard,  aquarium,

terre rouge


tentative 2


L’après midi: à partir des idées du matin, on fait la méthode dite  “la boule de neige “

On se met par deux, puis deux groupes de deux se rencontrent, puis 4 rencontrent 3,et 8 rencontrent 8.

Désastre total.

Jacques dit : je savais que cette méthode était  appauvrissante, car les idées certes se fondent,  mais perdent de leur puissance.



Marécage,


alors faut  FAIRE  ,

c’est le plateau qui décide,

puisque tout le monde  adhère à  l’idée  des humains cachés sous une  bâche

essayons essayons


J’applique la règle de n’arrêter aucun élan


Je ne dis pas que la bâche qui se déplace toute seule est un vrai cliché de théâtre contemporain

il faut le faire et éprouver


Retour des 3 oranges, le plateau  a dit non,

certains disent : mais on n’a pas travaillé du tout.


Malheureusement on connait cet antienne…

Avignon off est rempli de spectacles à bâches avec musique planante , douches de lumière, cris primaux ; hommes couverts de terre, mais Maguy Marin a tout dit sur ce sujet


Faut il que chacun refasse le même chemin ?


On ne se forme que par échecs successifs.


Nous sommes dans un cas de figure difficile, on doit rendre quelque chose en fin de semaine.


La difficulté c’est qu’Hervée et moi nous ne savons que faire un spectacle Unité….


L’heure est grave, nous allons être obligés de trouver un point de rencontre, sinon ce sera la crise ouverte…


Hervée dit : il faut qu’ils regardent nos films , qu’ils regardent  chez qui ils sont tombés

Jacques dit :  ça fait une semaine qu’is sont là, le film est au château, depuis longtemps ils l’auraient regardé s’ils en avaient l’envie

Et toi ? As tu eu la curiosité d’aller sur leur page Facebook ?



Journée cruciale …


Allons- nous nous rencontrer quelque part  ?

Il nous ont  fait comprendre clairement que le kapouchnik ne les intéressait pas…



Il faut qu’ils se construisent en s’opposant à nous, c’est sûr, mais de notre côté nous n’accepterons pas les clichés les plus éculés du théatre, car telle est notre différence , nous avons monté plus de 70 pièces

et vu des centaines de pièces en 50 ans d’existence professionnelle

et nous avons trouvé notre style personnel.


C’est de là que nous parlons.








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