Chambres d’amour, 2017,2018

 

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Toulouse/ Tournefeuille  N° 45


8 septembre 2018


8 septembre c’est la fête de rentrée du CNAREP L’usine

Jadis une friche occupée par quelques compagnies de Toulouse , le PHun, la machine , mais maintenant carrément une petite cité des arts de la rue en plein champ, à Tournefeuille.


Nous sommes dans la formule minimale 10 personnes, 8 chambres et deux mères maquerelle


On a emmené le décor dans le jumper,

3 comédiens ceux de Bordeaux et alentour  sont en voiture

5 en train



Mathieu  Maisonneuve et Céline Blanché nous ont vu il y a 13 ans à Aurillac , oui en 2005




La soirée est prévue de 18 H à 23 H, Céline Blanché , et  Olivier Charraud le régisseur expliquent le dispositif de la soirée prévue pour 170 personnes, 10 groupes de 17, chaque groupe a son programme des cinq spectacles à voir, c’est très complexe, et comme d’habitude  tout ce que l’on  a préparé   ne va pas marcher parce que les 170 personnes ayant réservées ne sont pas toutes là

Nous devions jouer 3 sessions pour 51 personnes,

c’est à dire pour les acteurs un rythme de 8 à l’heure, mais en session 2 et 3, le groupe des 3X 17 n’est pas complet ce qui nous laisse un peu de liberté et de temps.












On se retrouve avec des comédiens ayant quitté la Franche Comté  et pas revus depuis longtemps : Gill, Sylvie et Marie Leila

Faustine Tournan remplace Catherine Fornal et Max Bouvard remplace Marcel qui est allé au Togo enterrer son papa.

Les deux s’évertuent à faire des corrections dans le programme.

Il y a aussi Françoua, Goobi,











Il fait  bien chaud l’après midi, 


Nous notons tous, un public sensible et attentif.


Chambre de Jacques :    17 femmes.


Danièle : une élue de tournefeuille. 60 ans

elle hésite, n’a pas envie de se coucher, se demande ce qui se passe

Chantal : sécrétaire

Véronique : restauratrice

Mathilde : Institutrice, toute timide

Nelly comédienne

Françoise : Calligraphe

Elsa : métier de culture

Julie : com

Marie Pierre : danseuse

Camille : diffusion spectacle

Brigitte : vacancière 

Houda :  je craque

Jacqueline Sire : Chapelière

Emilie : peintre en bâtiment . anglaise

Mélanie : vétérinaire

Nathalie : métier social

Nathalie : institutrice, ex présidente du second groupe d’intervention



Houda est d’origine marocaine, me demande un  second poème, elle dit qu’elle est sous le charme, elle a 30 ans, je lui demande si elle est accompagnée, elle me montre son copain.

Un beau gosse, qui ressemble à Mike Jagger,

Pendant ce temps, Hervée donne des surnoms à tous les candidats à l’amour :  elle est troublée car il y a un garçon qui ressemble à Bertrand Cantat, elle lui dit : vous lui ressemblez étrangement, il réplique  qu’il le connait, elle l’appelle Neuneu, car il a une face réjouie, eh bien , résultat : c’était le vrai Bertrand Cantat , si doux si gentil, Cantat accompagnée de la séduisante Houda.


Mathieu et Céline nous offrent le champagne.

Tout le monde est content

et nous bien fatigués : 3 heures avec deux pauses de 5 mn.





Cannes    N°   44


11 novembre 2017


Hôtel Cézanne  4 étoiles  Cannes

invités par la mairie de Cannes (Benjamin Bregeaud)  sur les conseils de Jean Flores de Grasse.








  


On nous a fait des prix…





Bizarre, dans ce palace, nous faisons un peu tâche.

Même si les chambres sont superbes,   nos acteurs vont les personnaliser avec talent.





Dans la baignoire de Catherine








Il fait carrément beau, 20°c  et chacun son tour va goûter  à la Croisette qui est à 400 mètres à peine.







Le patron Michel Boucau se présente en tant que notre mécène …

Il dit : j’ai 3 Hôtels et 3 filles,  belle formule.


En fait ce n’est pas spécifiquement les Chambres d’amour qu’il mécène mais il est un des partenaires financiers du service   culturel de la ville de Cannes qui devient d’ailleurs un des grands chantiers  pilotes du ministère de la culture en matière d’EAC  (éducation artistique et culturelle ).


2 séances prévues : 19 H et 21 H



Beaucoup d’inscrits à la première,  moins à la seconde.

Il y aura un petit problème, car ceux de la seconde séance arrivent en avance et se mélangent avec la séance n°1. Hervée a trouvé la seconde séance éventée par ce mélange. 



Bizarrement la société des auteurs nous envoie un mel nous enjoignant de ne pas dire les poèmes à Lou d’Apollinaire. Faut que je les interroge : Apollinaire meurt en 1918, on rajoute donc 71 ans, et 5 ans de guerre, pour moi il est dans le domaine public depuis 1994… Faut que je pose la question.


Nous jouons dans la formule :


8 chambres, avec parité garçons / filles


Hélène Jouvelot

Catherine Fornal

Delphine Garzinski (ex Branger)

Isabelle Sosolic



Goubie

Françoua Garrigues

Jacques Livchine

Eric Prévost


et à l’accueil Nicole Rivier, et Hervée de Lafond



Jacques a fait en amont une intervention à l’ERAC, école Régionale d’acteurs de Cannes ) . Il a été impressionné par le niveau très élevé.



Le public est largement désarçonné par la proposition.


Monique : 90 ans, s’exclame, on m’a promis une comédie très drôle, pas question que je monte dans une chambre, ils n’ont qu’à nous le montrer à la Télé.

Elle finit par accepter, elle s’allonge sur le lit et écoute très attentivement, elle est curieuse de connaitre le nom du poète, elle est finalement contente et trouve tout cela “original”.


“Original “cela aura été le mot de la soirée. 


3 handicapés en chaise auront droit eux aussi à leur poème, et leur émotion est réelle . C’est Hélène qui s’en chargera.



Voici le carnet de bord de la 102 : Chambre Livchine


Lisa : 24 ans   Erac

Sylvie : 40 ans

Sandra : 40 ans

Karine  35 ans

Arlette : 48 ans

Ligia ; 22 ans   Erac

Pascale  : 32 ans

Dominique

Marcelle

Monique  90 ans

Hélène  (Iem connaissance de Montbéliard)

Dyane

Marion ( qui fait du cirque )





Delphine



Delphine recevra Benjamin Levy ,  jeune directeur de l’orchestre Provence - Côte d’Azur

et le directeur du Casino de Cannes très ému paraît-il.



Michel,  plus de 70 ans au compteur,  que nous tutoyons   et malmenons m’explique  qu’il produit aussi des pièces à Paris (Didier Bezace et cie). Il est l’ami de Dominique Besnehard et j’en passe.





chez Hélène.


Il dit : je veux ce spectacle chaque année dans mon hôtel.


Pour nous tous, c’est une intrusion dans un milieu socialement  plus élevé que d’ordinaire (très peu de profs).

Mais passent dans ma chambre, un médecin, une  infirmière,   des employés du secteur social, des femmes qui végètent, des très riches etc.


On mange deux fois dans un bon restaurant asiatique et une fois dans une excellente pizzéria, nous avons droit à 18,40 € mais tout le monde dépasse. Les additions se passent très bien, ce qui est rare à 10, on paie tous à la caisse chacun son tour.


Bonne ambiance chez les acteurs(rices), tout le monde parle à la fois. On n’avait pas joué depuis 5 ans , alors l’excitation est à son comble. 


Dans les chambres il y’a de l’émotion. Hélène a vu une femme pleurer,


et dans ma chambre, si deux clientes  ne semblent pas très sensibles, j’ai toujours droit à des exclamations lors de l’entrée en chambre et des “merci jacques “ dont certains m’ont troublé tant ils étaient sincères.



8 heures de Jumper pour certains. On a tout chargé dans la remorque


6 heures pour ceux  qui rentrent à Paris, et 9 heures pour Delphine qui regagne la Normandie



Même si Hervée s’échine à répéter que la seconde n’était pas bonne, c’est globalement une réussite.


Et comme d’habitude cela met une bonne ambiance dans le palace, à l’accueil Adolfo est charmant ainsi que tout le personnel.



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